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dimanche 12 octobre 2008

Interview de Patrick Eudeline (Cabaret Freaksville #3)

"L’électro, c’est un cache-misère."

Toujours dans le cadre de la troisième édition du Cabaret Freaksville au Botanique, nous avons rencontré Patrick Eudeline, ex-membre du groupe punk légendaire Asphalt Jungle et qui aujourd'hui encore est un des fleurons de la scène rock française. Rencontre sans tabous.

Music Report : Patrick Eudeline, vous venez souvent en concert à Bruxelles ou en Belgique, et même simplement en tant que touriste. Je vous pose cette question parce que vous êtes connu pour être un grand amoureux de Paris, et c’en est étonnant de vous voir ici.

Patrick Eudeline : Non, j’aime bien le nord. Ç’aurait été plus étonnant si on était à Marseille. Je suis déjà venu à Bruxelles pas mal de fois, j’ai joué au …( ?), c’est tellement vieux qu’on en parle même pas. C’était l’époque punk. Mais sinon, oui, je connais bien la ville. Il m’arrive de sortir de Paris, faut pas croire tout ça, même si j’aime bien cette ville. En fait, du moment que ça reste au nord de la Loire, il n’y a pas de problème, c’est en-dessous de la Loire que j’ai des problèmes.

Avant un concert, comme maintenant, que faites vous ? Vous écoutez un certain de type de musique ? Vous prenez un verre ? Vous discutez avec les autres musiciens ou autres groupes ?

Comme tout le monde, c’est-à-dire que la musique partage cela avec le cinéma : c’est toujours très long, il y a plein de temps perdu pour la demi-heure, l’heure, les deux heures que tu restes sur scène. Donc avant un concert, lorsque la balance est faite, tu traînes pendant tout ce temps-là dans les coulisses. C’est lourd mais c’est propre à cette activité-là. C’est comme le cinéma où tu attends des journées entières pour le moment où tu vas tourner. Mais là je fais comme tout le monde, je parle avec des amis, je passe le temps.

Pas de stress particulier ?

Toujours un peu. Mes stress sont toujours techniques : la guitare qui refuse de s’accorder par exemple. J’ai peur des choses techniques, on ne va pas rentrer dans les détails. Mais les gens peuvent s’en rendre compte et je sais à quel point ça peut pourrir le truc. C’est ça qui me fait peur, comme la guitare qui sur scène se désaccorde d’un coup.

Toujours concernant la scène, on sait que vous avez joué entre autres avec les musiciens d’AS Dragon et aussi de Tanger. Comment « recrutez »-vous ces personnes ? Par affinité musicale ? Par des connaissances ? Ou alors ce sont des amis de longue date ?

Le terme « recruter » est presque désagréable. Ce n’est pas cela qui s’est passé...

D’où les guillemets !

En fait, j’enregistrais un disque et j’ai pensé aux meilleurs musiciens possibles que je connaissais. Puis par affinités. Ils sont plus jeunes que moi, mais ils ont une certaine culture, un certain bagage musical. Et aussi on partage le même style. Pour moi c’était une évidence de leur demander. Et ça l’est toujours, même si AS dragon n’existe plus en tant que tel, et que Tanger a fait un retour. Mais on garde les mêmes racines, la même façon de jouer.

Justement, concernant Tanger. Le dernier album, vous l’avez aimé ?

J’ai envie de dire « Joker ». Oh, et puis ils le savent, je leur ai dit. Il n’y a pas de problèmes. Je trouve juste un peu dommage qu’en pleine période de conneries électro, techno et tout ça, eux ils faisaient de la musique pure, avec que des instruments vintage. Et maintenant qu’il y a ce retour des guitares acoustiques, où tout le monde est folk, qu’il y a un retour vers les choses importantes, à l’essentiel, eux ils font un album électro. Je pense que c’est un petit peu dommage. Et je crois que la vérité, ce qu’on dit rarement sur l’électro, c’est que c’est un cache-misère. C’est-à-dire que l’on n’a pas les moyens de faire un vrai album en studio alors on bidouille un truc sur un ordinateur et on appelle cela électro parce que ça fait plus riche. L’électro c’est ça, et aussi des gens qui ne savent pas jouer et qui sont obligés d’utiliser des samples et des logiciels.

Mais les textes de Pigeard restent…

Ha non, attention ! Je dis cela dans le contexte, parce que c’est dommage pour Tanger. Mais il reste encore de grandes chansons, le style, les textes. Le problème est peut –être ce côté électro qui a été mal compris dans le dernier album. Mais évidemment que les chansons sont superbes, les textes très bien. Je ne suis pas en train de critiquer Tanger, loin de là.

Vous reprenez encore des anciennes chansons de l’époque d’Asphalt Jungle ? Comme par exemple Polly Magoo ou Planté comme un privé qui sont parties intégrantes de l’histoire du punk français.

Oui… mais non. Dans le sens où je reprends Polly Magoo si j’ai un groupe électrique derrière moi, si j’ai des amis qui ont envie de le faire. Mais dans mon répertoire aujourd’hui je n’en ai pas envie… Ni Planté comme un privé d’ailleurs ! Ce sont des choses que je suis content d’avoir faites et je trouve que dans leur genre ce sont de bonnes chansons. Mais aujourd’hui je pense que ça ne serait pas logique… Quoique j’ai un très beau souvenir, c’était il y a 3-4 ans au Gibus (ndlr: club parisien), à l’époque de ce « retour », avec tous ces gamins de 15-16 ans qui connaissaient les paroles par cœur et qui les reprenaient alors que je les avais chantées il y a 30 ans au même endroit ! Ca fait quelque chose, c’est assez fort. Mais si ce n’est pas dans des circonstances un peu spéciales comme celles-là, je n’ai pas envie de reprendre ces morceaux. Il y a bien un ou deux morceaux que je reprend de cette époque-là, comme Asphalt Jungle parce que le texte est intemporel et que c’est la première chanson que j’ai composée et dont j’ai écrit les paroles. De ce fait il y a aussi une certaine tendresse par rapport à ce morceau.

Vous avez à nouveau droit à un joker pour cette question. Quels sont vos favoris de cette nouvelle scène composée de « gamins » parisiens, comme vous dites ?

C’est compliqué. Des gens comme les Naast, les Shades, tous ceux-là ont une vraie ambition, une vraie force, mais les BB Brunes ont le savoir-faire en plus et leur place est méritée. C’est normal que les BB Brunes cartonnent là où les autres restent marginaux parce qu’ils savent écrire des chansons, bouger sur scène, etc. Ce sont eux qui gagnent le « jackpot » et je trouve ça normal, même si les autres une ambition plus intéressante intellectuellement. Quand Gustave des Naast me dit qu’il s’est inscrit à la Schola Cantorum pour apprendre le violon et l’orchestration comme faisait Eric Satie, et qu’il est fan de Burt Bacharach, moi ça me touche. Mais les BB Brunes, ils ont le truc, c’est un putain de bon groupe et, je le répète, leur succès est tout à fait normal.

Vous avez publié il y a quelques années un recueil de vos articles intitulé « Gonzo ». Aujourd’hui vous tenez une rubrique dans le magazine Rock’n’Folk qui se nomme « La vie en rock ». Vous truffez ces articles de références à votre passé, à vos souvenirs personnels. Vous pensez être du mouvement Gonzo ?

Si on veut, mais en même temps ça ne veut rien dire. Ce que je sais c’est que je n’ai jamais été et ne serai jamais – et rien que l’idée me fait vomir – journaliste, je ne sais pas ce que c’est que ça. Je raconte ma vie tout simplement maintenant que je peux me le « permettre ». Dans « La vie en rock », je ne fais que ça : je parle de gens que j’ai connus personnellement ou qui me touchent vraiment. C’est « littéraire » ; la manière d’écrire n’est pas si éloignée du roman, même si par définition le roman est une fiction avec des personnages inventés, bien que comme disait Flaubert, on n’invente jamais aucun personnage. Donc c’est un peu le même principe ; ça pourrait être une nouvelle. Je veux que ça soit comme ça ; ça m’intéresse pas de chroniquer un disque, ça fait 20 ans que je l’ai pas fait et j’ai aucune raison de le faire.

Vous avez d’autres projets en développement, que ce soit au niveau littéraire ou musical ?

Au niveau littéraire, c’est simple, il y a un roman qui va sortir chez Grasset. J’ai attendu exprès chez Grasset deux ou trois ans entre les romans pour que ça ne devienne pas quelque chose de systématique avec tous les ans ou tous les deux ans « boum » : un nouveau roman. Ca tue un peu la force et la surprise du truc donc j’ai attendu d’avoir à nouveau quelque chose à dire de fort. Le prochain s’appellera Des drugstores par milliers chez Grasset. Au niveau musical, j’écris des chansons pour d’autres artistes, c’est une grande partie de mon activité en ce moment. Sous mon nom je traîne beaucoup avec les gens de Freaksville, justement !

A ce propos, comment avez-vous été intégré dans ce Cabaret Freaksville ?

Tout simplement parce que je connais Jacques Duvall depuis longtemps. La vraie histoire, c’est qu’on s’est retrouvés au fin fond de la Belgique, à Arlon. Il y avait un concert où je partageais l’affiche avec Jacques. L’organisateur avait eu envie de nous faire venir, mais indépendamment : je ne savais même pas que Jacques était là et je l’ai appris sur la route. C’est la que j’ai rencontré Benjamin (ndlr : Miam Monster Miam alias Benjamin Schoos) et toute la bande. C’était il y a presque un an maintenant, je crois.

On a fait un peu le tour de vos activités : écrivain, écrivain d’articles – puisque journaliste ne vous convient pas -, musicien, vous avez aussi joué dans des films, fait un peu de télévision, notamment dans Punk Press Club avec Bertrand Burgalat et Philippe Manœuvre… Est-ce que vous avez encore le temps de vous faire chier ?

Non, je n’en ai pas le temps ! C’est un concept sur lequel Lou Reed a écrit de très belles chansons mais je crois que je ne me suis jamais ennuyé dans la vie. Même la nuit quand je suis insomniaque et que le sommeil ne vient pas d’ailleurs. Et puis il y a toujours des choses à apprendre et à découvrir… Donc non, je n’ai vraiment pas le temps de m’ennuyer ça c’est clair !

Quelle est votre playlist-type du moment ?

Oh, j’écoute toujours un peu les même vieilles conneries… Ca me parait comme une évidence que, comme pour le jazz ou la musique classique, ce qu’il y a de fort dans le rock appartient au passé. Maintenant on est passé à une autre période. Je trouve donc en général plus intéressants les chanteurs et chanteuses que les groupes de rock à proprement parler. Disons que je ne vais pas m’amuser à écouter les Arctic Monkeys chez moi ; j’ai tous les disques des Who, des Kinks et tout le reste, je connais ! Par contre je trouve qu’en France, les chanteuses ont souvent plus de talent que les chanteurs ou les groupes. Tout ce que j’entend, d’Aldebert à je-ne-sais-qui, je trouve ça un peu « pas terrible », pour rester poli. Alors que avec des chanteuses comme Emilie Loiseau ou Camille, il y a une vraie force, des vraies chansons. En fait tout le monde croit que je suis très rock mais au niveau de la forme musicale je suis écartelé entre la pop et le blues. Et quand je dis la « pop » c’est la vraie pop, même les trucs des sixties en France. Fondamentalement, ce que j’aime c’est le rythm’n’blues, la pop et les choses comme ça. C’est ce que j’écoute et que j’ai toujours aimé. Même la chanson française : Nougaro, Brel et tout ça. Je ne suis donc pas tant que ça tourné vers le rock. Même les Stooges, de toute ma vie je ne les ai pas tellement écoutés ; j’écoute plus facilement Otis Redding. J’idolâtre Phil Spektor aussi ! J’adore tout ce qui est français, je parle de la grande époque… J’ai une vieille fascination pour Polnareff, pour Gainsbourg évidemment… Même les trucs français mineurs des sixties comme Cédric et Cléo, j’adore ça ! Ca va même jusqu’au Fléchettes !

Vous pensez plutôt mourir en trébuchant sur scène et en vous fendant le front sur un de vos amplis ou en allumant une de vos éternelles cigarettes dans une station essence ?

Tant qu’à faire, sur scène évidemment ! J’espère pas en trébuchant parce que ce n’est pas très élégant. Je préfèrerais une crise cardiaque façon Molière, mais on ne fait plus les trois coups donc c’est raté. Donc plutôt en trébuchant et en me cassant la figure ça fera un peu Charlie Chaplin quand même !

Le clip de Mauvaise étoile :

Interview de MrScotch (Akanight)

"Le système de la vente des disques et de musique en général est saturé, obsolète."

A l'occasion de l'Akanight (ce vendredi 10 octobre), qui rassemblait la crème des artistes Akamusic, nous avons interviewé MrScotch, qui nous a servi un show électro-funk déjanté.

Music Report : Salut MrScotch. Tu cumules pas mal de styles différents : funk, jazz, soul ou électro comme ce soir… Tu as besoi
n de cette diversité ?

MrScotch : C’est vrai que j’ai un besoin de toucher à beaucoup de choses parce que je n’aime pas rester coincé dans un seul style et je trouve mon inspiration dans différents styles de musique. C’est vrai que chaque musique apporte quelque chose de différent et j’aime bien toucher à ces différentes choses !

Quel est cet instrument atypique que tu arbores sur scène ?


C’est simplement un clavier qui se porte en bandouillère. Il n’y a aucun son à l’intérieur ; je le branche sur un module. L’idée c’est qu’il y a toujours la frustration du pianiste d’être assis derrière un piano ou debout derrière ses claviers. Là pour une fois on peut se déplacer avec son instrument et bouger librement ! C’est ça qui m’a vraiment attiré dans cet instrument.

Ce soir on verra plusieurs artistes de styles très différents. Tu as eu l’occasion de les rencontrer ?

Oui, tout à fait ! J’ai d’ailleurs eu l’occasion de rencontrer le groupe Roscoe qui joue juste avant moi, ils sont très sympathiques. D’ailleurs la question de style ne se pose pas en fait : chacun a son propre truc et on se rencontre, et ça c’est intéressant. Mais c’est vrai qu’il y a des styles très différents dans la soirée. J’ai rencontré également le rappeur V.O.Kal qui va venir faire une petite intervention dans mon set. Il fait également quelque chose de totalement différent de ce que je fais, mais les rapports se passent très bien ! C’est donc intéressant de les rencontrer.

Pourquoi as-tu choisi Akamusic pour te produire ?


Je pense que à l’heure actuelle, le système connu dans la vente des disques et de musique en général est saturé, obsolète. Ce qui fonctionne c’est tout ce qui est alternatif. Vu que Akamusic est le premier site web à proposer ça en Belgique, je me suis dit que ça valait la peine d’essayer au moins de lancer une production, d’autant plus que je ne m’engage pas vis-à-vis d’Akamusic tant que je n’ai pas atteint la somme qui doit être récoltée par les producteurs. Donc pour moi c’est une expérience et une manière intéressante de sensibiliser le public qui prend conscience de ces nouvelles manières de produire les artistes et réalise que le consommateur peut lui-même être plus qu’un consommateur mais être vraiment producteur et s’investir dans la carrière de l’artiste. C’est beaucoup plus intéressant car un échange peut se faire. Ce que j’avais envie de développer – mais ça demande du temps – c’est carrément un vrai dialogue avec les producteurs, leur dire « je veux faire telles et telles choses, qu’est-ce que vous en pensez ? » Akamusic permet ce dialogue en proposant d’inclure des sondages, en communiquant avec les producteurs, … Leur système me paraissait intéressant et j’ai donc eu l’envie de faire l’aventure avec eux.

Donc à quand un premier album de MrScotch, ça dépendra des producteurs d’Akamusic ?


En effet ça dépend des producteurs d’Akamusic. Récemment Matthieu Bioul a réuni la somme de 50.000 euros pour réaliser son album et il a mis un peu plus de 216 jours, si je me souviens bien, soit un peu moins d’un an. Donc c’est clair que ça va prendre du temps mais je ne suis pas spécialement pressé et ça permet d’avoir du temps pour construire le projet. Et qui sait, s’il y a des producteurs fortunés intéressés, je les attends ! (Rires).

Puisque tu aimes autant t’éclater sur un piano classique que sur un synthé, lequel des deux prendrais-tu sur une île déserte ?


D’office je prend un piano ! J’ai complètement flashé sur le film « La leçon de piano » où on voit la nana sur une île déserte avec le piano sur la plage et je trouve ça excellent comme image ! Oui d’office un piano ! (Rires).

Le piano sur la plage :

mercredi 8 octobre 2008

Interview de Jacques Mercier (Cabaret Freaksville #3)

"Est-ce qu’on ne cherche pas les défis nouveaux pour avoir un peu peur ? C’est possible, sinon je ne serais pas là. "

C'est dans le cadre de la troisième édition du Cabaret Freaksville, un show musical et poétique, que Jacques Mercier récitait ses poèmes sur fond de musique psychédélique composée par Miam Monster Miam. Le célèbre présentateur de radio/télévision et écrivain nous a accordé un peu de son temps pour répondre à nos questions.

Music Report : Jacques Mercier, vous semblez être un fan assidu de site web communautaire…

Jacques Mercier : Oui je suis assez fan, je ne sais pas si ça va me passer ou si ça va durer mais c’est un réflexe pour moi d’aller, plusieurs fois par jour, voir ce qui s’y passe. En réalité il ne se passe pas grand-chose à part « être là » et refuser tous les tests etc… de temps en temps j’accepte un « groupe » quand c’est évident et que je ne peux pas dire non. Il y a le fait de pouvoir tutoyer quelqu’un qu’on ne connaît pas vraiment… Puisque je fais des émissions de radio, de télé et que j’écris, c’est intéressant d’avoir parfois des réactions. Il y a en effet plusieurs personnes, même deux ou trois seulement et cela suffit, qui me disent « il paraît que vous écrivez des poèmes, c’est quoi ? » Ces gens sont allés les acheter et ils m’envoient alors des messages plus personnels disant ce qu’ils en pensaient. C’est donc une manière de toucher le public qui est tout à fait actuelle. Au début, c’était plutôt gag parce que, comme j’avais vu qu’il y avait un ministre et maire qui avait dépassé les 5000 (ndlr : nombre « d’amis ») et que c’était le quota, je me suis fait des arguments en en parlant à l’antenne… donc ce n’est pas très « juste » et j’ai atteint évidemment plus que les 5000 mais je suis occupé d’élaguer pour ne garder vraiment que les gens que je connais.

Votre statut sur votre profil internet exprimait hier votre angoisse par rapport à votre prestation de ce soir. En quoi est-ce un défi pour vous ?

Oui, ces petites phrases qu’on met en dessous de son nom tous les matins, ça me semble intéressant, d’autant plus que finalement ça devient des petites phrases de philosophie de vie, et les personnes qui arrivent après (ndlr : sur le site) – parce que je me lève tôt – réagissent et cela, c’est assez intéressant. Bien sûr je suis angoissé comme tout le monde par l’inconnu, je ne suis pas inconscient et cette prestation-création que m’a demandée Miam Monster Miam dans son spectacle, je l’avais déjà refusée l’année passée lorsqu’il m’en avait parlé. Il m’avait dit « l’année prochaine alors ! » et j’avais dit bêtement oui. Puis quand le jour a approché, j’ai commencé à stresser en me disant « je vais aller au milieu de chanteurs confirmés sur une scène, ce n’est pas du tout mon boulot, je fais de la scène mais avec des choses très particulières à moi, donc ce n’est pas la même chose, je vais m’immiscer dans un univers de Miam Monster Miam que je connais un peu et qui est déjanté. » C’était donc une angoisse de savoir si j’allais être à ma place d’abord, si j’allais pouvoir faire ça ensuite. Bon, on vient de répéter et je pense que ça va : je parle et ils me suivent dans le texte, il n’y a pas trop de problème. Ils ont composé expressément une musique très belle et très planante, très « Pink Floyd » - c’est lui (ndlr : Miam Monster Miam) qui le dit. C’est parce que c’est tout à fait nouveau que c’est un défi et ça fait toujours un peu peur mais est-ce qu’on ne cherche pas les défis nouveaux pour avoir un peu peur ? C’est possible, sinon je ne serais pas là.



Comment s’est passée la rencontre avec Miam Monster Miam ?

Raoul Reyers, dans l’émission « les Jeux du Dictionnaire » un jour m’a dit : « j’ai entendu un disque formidable, ça doit être un Suédois, je vais essayer de l’avoir par la maison de disque et savoir d’où ça vient ». Quand il a eu le disque il a été très étonné de voir qu’il s’agissait d’un chanteur de Seraing, wallon donc, et a trouvé ça d’autant plus extraordinaire puisqu’on le prenait pour un rockeur nordique. Il a rencontré Miam Monster Miam et l’a fait venir dans l’émission. Je l’ai donc rencontré et très vite on s’est aperçu de la mélancolie de ses disques, de son univers noir. Lui-même est pourtant heureux de vivre. Il a une vue très particulière sur les médias, etc. Ayant remarqué cela, on a eu envie de le tester et depuis il fait partie intégrante de l’équipe et c’est toujours un grand bonheur de le voir. Et inversement, il intègre de plus en plus dans son équipe à lui des gens qu’on connait puisque c’est un peu la même famille d’esprit dans l’autodérision. Il y a Jacques Duvall bien entendu, Marie France qui est venue un jour – et que je viens de croiser – et qui m’a dit « voilà une nouvelle corde à votre arc ! » et aussi Juan qui a fait ses premiers pas dans la chanson sur ce label.

La musique un peu planante, déjantée qu’on entendra ce soir, c’est votre style ?

Oui pourquoi pas, c’est un peu poncif de dire cela mais j’aime toutes les musiques sauf celles qui me heurtent ou m’agressent. Ce que je viens d’entendre à la répétition et ce qu’enregistre Miam, ce sont des musiques que j’écoute régulièrement. Mais j’écoute aussi beaucoup d’autres musiques. Probablement avec l’âge avançant, j’écoute des musiques plus calmes ou plus classiques que je ne connaissais pas comme l’opéra que je détestais quand j’avais 20 ans ! Maintenant j’y reviens parce qu’après des dizaines d’années d’écoute de musiques de toutes sortes, l’oreille se forme à d’autres sons, d’autres harmonies, d’autres désharmonies aussi qui sont belles.

La musique de Miam Monster Miam qui accompagne vos poèmes ce soir, vous la connaissiez déjà au moment de l’écriture de ces même poèmes ?

Non, je ne la connaissais pas du tout ! C’est l’inverse qui s’est produit : il m’a demandé des textes en me disant que n’importe lequel conviendrait. J’ai donc regardé dans un de mes recueils qui n’est pas encore paru mais paraîtra dans un mois et demi en novembre et qui s’intitule « Proche des larmes » ; on est donc pas loin de l’univers de Miam. Je lui ai envoyé le texte et il m’a dit que c’était parfait. J’ai entendu il y a un quart d’heure pour la première fois cette musique là et c’est étrange de voir qu’il l’a mise en adéquation avec la substance de ce que je voulais dire. La poésie n’est évidemment pas en principe faite pour être récitée ni pour avoir de la musique en fond ; elle est faite pour être lue, d’une manière très personnelle d’ailleurs. En général, on ne sait pas pourquoi le poète l’a écrite et en quelle occasion, et ça ne nous intéresse pas. Mais si certains mots, si certaines phrases nous font vibrer, c’est que l’émotion se trouve, quelle que soit cette émotion. Là il s’agit donc d’un autre habillage à ce poème. J’aurais été incapable de dire qu’il faut jouer telle ou telle musique mais lui, en tant que musicien et artiste, il a senti cela. C’est assez magique.

Ne craignez-vous pas que votre texte devienne les paroles d’une chanson et que l’auditeur soit distrait par la musique ?

Dans le cas d’aujourd’hui, pas du tout, car je dis mes poèmes, je ne les chante pas. Ca a été très bien fait avant moi récemment : Michel Houellebecq l’a fait avec Bénabar. Je l’ai écouté il y a deux-trois jours pour simplement savoir sur quel ton il lance la musique. Et puis Miam Monster Miam m’a parlé de certains disques de Léo Ferré où celui-ci récitait aussi sur des musiques très planantes, il y a déjà 30 ans de cela ! Mais effectivement, il y a une manière particulière de poser le texte… Par ailleurs je récite parfois mes poèmes sur scène, et certains de mes textes ont été mis en musique mais d’une manière très particulière, sans toucher à mes textes qui n’ont pas de rimes, ne sont pas réguliers ; ce sont des images ou des mots qui se suivent. J’ai déjà donc eu cette expérience, et je crois que la différence est bien marquée. Ici, le ton est beaucoup plus projeté, plus public que ce que je fais habituellement où j’ai un micro et il n’y a qu’un piano qui m’accompagne. Ici, il y a des guitares rock : il faut que je dise (ndlr : il prend une voix théâtrale) : « Dans la rue, des étrangères… » Je dois faire cela comme ça alors que je le dirais plutôt (avec une voix plus posée) : « Dans la rue, des étrangères… » (ndlr : pour mieux comprendre ce que voulait dire Jacques Mercier sur ce dernier point, écoutez très bientôt l’interview audio, ce qui sera certainement plus explicite !)

Quel effet ça fait de participer à un cabaret, puisqu’il s’agit bien du « Cabaret Freaksville » ? Vous vous sentez une âme de meneur ou plutôt de « meneuse de revue » ?

(Rires). Pas du tout je me sens faire partie justement de ce spectacle et ça c’est très nouveau pour moi. Ce que vont faire Alexandra Vassen et Raoul Reyers ce soir, c’est ce que je fais habituellement : je présente, je suis média donc médiateur entre les artistes et le public… Mais c’est agréable, j’ai déjà eu cette sensation depuis que je suis monté sur scène moi-même, cette sensation indéfinissable et qui nous porte, nous donne une espèce de bonheur très fort que je n’avais jamais ressenti en radio ou en télévision. J’adore la radio depuis toujours, la télévision un peu moins, l’écriture encore plus, mais cela n’a jamais été un contact direct de ce que je suis avec l’âme de chaque spectateur. Cela on le sait, c’est pourquoi le théâtre existe encore, sinon il n’y aurait plus de théâtre ! Cette sensation là d’être moi-même en contact direct, je l’ai eue il n’y a pas longtemps et c’est ce qui se passe ce soir. C’est donc un vrai bonheur même si cela me fait peur. Ce seront trois minutes intenses qui valent la peine d’être vécues.

La tradition de Music Report est de finir les interviews par une question un peu décalée : cela vous arrive-t-il de mettre deux chaussettes de couleurs différentes, ou même de ne pas en mettre ? (On vous avait prévenu !)

Non, jamais. Je suis assez organisé ! (Rires).

Le site de l'Ancienne Belgique fait peau neuve

Plus joli, plus pratique et plus actuel, le nouveau site de l'AB est certainement meilleur que l'ancien. En plus, quelques trucs sympa ont été rajoutés, comme une section "vidéo" avec des extraits de concerts, des interviews, etc. Autre nouveauté : l'accent a été mis sur la communauté ; il est possible de s'inscrire et gérer un profil, avec plus d'interaction à la clé.
Le nouveau site de l'AB

YouTube va intégrer des liens commerciaux vers iTunes

Google (qui pour les retardataires est propriétaire de YouTube depuis quelques mois), qui a toujours axé son offre sur la gratuité pour les utilisateurs, a déjà fait preuve d'ingéniosité avec ses programmes AdSense (publicité Google sur les sites web) et AdWords (mots-clés sur le moteur de recherche Google). La firme de Larry Page et Sergey Brin a maintenant trouvé la recette pour générer des revenus pour la plateforme vidéo YouTube. Désormais, un lien sous une vidéo pourra renvoyer à une page Amazon ou iTunes. Exemple : si vous visionnez un clip, vous pourrez cliquer sur un lien qui vous redirigera vers l'iTunes Store. Si l'internaute achète de la musique, une commission sera reversée à Google. Et tout le monde est content... même l'internaute ? A voir.

vendredi 26 septembre 2008

Kings of Leon - Only By The Night

Label : RCA
Sortie : septembre 2008
Myspace
Cote : 8/10

Un an seulement après Because of the Times, les trois frères Followill et leur cousin remettent le couvert avec Only By the Night. De l'aveu même de ceux-ci, ce dernier opus a été composé sous l'influence d'antidouleurs alors que Caleb sortait d'une opération à l'épaule. Ce qui explique peut-être que cet album soit plus lent, à l'image de l'hypnotique et post-apocalyptique Closer qui ouvre le bal. Malgré cela, on trouve comme toujours des titres tubesques (Sex on Fire, évidemment) mais aussi des perles romantiques portées par la voix d'écorché vif de Caleb comme Manhattan - attention haut degré d'addictivité ! Dans le même registre un rien nostalgique, Revelry nous offre un riff de basse que l'on est pas prêt d'oublier. Mentionnons encore parmis nos coups de coeur 17 et Be Somebody. De manière générale, le 4e album des Kings of Leon est un très bon disque qui, sans être un chef-d'oeuvre toutefois, confirme le talent du groupe et sa capacité à le perpétuer.

jeudi 25 septembre 2008

Fleet Foxes - Fleet Foxes

Label : Bella Union / Sub Pop
Sortie : juin 2008
Myspace
Cote : 9/10

Les Fleet Foxes ont seulement été comparés aux Beach Boys car jusqu'à présent, personne n'a encore osé admettre qu'ils avaient fait mieux, et ce en un seul album. Ce disque éponyme est en effet leur premier rejeton, mais il a le souffle d'une tornade, et on ne peut qu'être impressionné par la force tranquille, la sereine puissance qui émane du quintet de Seattle. Chaque morceau sonne comme une évidence, et l'ensemble plane hors du temps. S'il n'était pas d'usage d'attendre quelques années pour cela, on ferait volontiers de Fleet Foxes un classique.

mercredi 24 septembre 2008

Concours Akamusic (2)

Après le succès du premier concours en partenariat avec Akamusic, au terme duquel dix d'entre vous avaient remporté des codes promo d'une valeur de 10€ chacun, vous êtes cette fois-ci invités à remporter 10x2 places pour l'Akanight !

L'Akanight est une soirée où se produiront la crème des artistes Akamusic. Hit by the train, Roscoe, Mr Scotch, Pipo Vitch et V.O.Kal se succèderont sur la scène de Tour et Taxis, ce 10 octobre dès 21h. Plus d'info sur cette page.

Akamusic vous propose de remporter 10x2 entrées (d'une valeur de 10€) pour cette grande première !
Comment participer ?

>> C'est très simple : envoyez un mail à l'adresse akanight@akamusic.com avec "MUSIC REPORT" suivi de votre nom et prénom. Les 10 premiers remporteront chacun 2 places pour l'Akanight !

Bonne chance à tous !

Note : ce concours est gratuit et sans inscription !


Le clip où Madonna compare McCain à Hitler

Rappelez-vous : il y a quelques semaines, on vous parlait d'un clip diffusé par Madonna lors du concert de lancement de sa tournée. Dans ce spot fumeux, la chanteuse au demi-siècle nous expose sa vision simpliste du monde au moyen d'une iconographie basique mélangeant sans complexe : des tibétains opprimés, des dictateurs, des enfants mourant de faim, mère Théresa, McCain (le Mal), Obama (le Bien), l'odieux système capitaliste et j'en passe. Bref, un clip aux amalgames d'un insoutenable mauvais goût. Mais comme on est un peu sadiques, on vous le propose en bonne qualité cette fois, puisque la Madonne l'a mis en ligne récemment. Au passage : musicalement c'est le néant.

lundi 22 septembre 2008

Dadamnphreaknoizphunk

Derrière ce nom imprononçable que l'on peut acronymiser en DDPNP se cachent deux routiers de l'électro et des dancefloors. Mieux connu sous le nom de Hardfloor, le duo composé d'Olivier Bondzio et Ramon Zenker s'est donné un nouveau titre pour explorer des voies plus cosy vers une musique qu'on entend dans les bars et restos branchés plutôt que dans les boîtes de nuit. C'est avec talent qu'ils cultivent dans le LP Take Off That Hot Sweater deux grandes caractéristiques de la lounge et du trip-hop : l'étrange, comme dans Isolated Activewear et le sensuel. Avec le titre Reconstructed Poloshirt, on passe même carrément dans le porno chic. On retrouve là quelques éléments étudiés par Sébastien Tellier dans son dernier album Sexuality, comme le son suave et le rythme chaloupé, la vulgarité en moins. Quand enfin les deux "Düsseldorfers" ajoutent des touches jazzy et hip-hop dans un même morceau, ça donne une perle comme Socks and Strings And SP12 qui combine harmonieusement une douce mélodie au piano et des basses synthétiques bien lourdes. Mention enfin pour le titre éponyme où le hip-hop prend le dessus dans une forme érudite et diablement efficace. Le prochain album, dont deux titres sont à l'écoute sur leur myspace, s'annonce dans la même veine.


Site officiel
Myspace

mardi 16 septembre 2008

Richard Wright repose en paix, Gilmour lui rend hommage

Richard Wright, chanteur, clavieriste et compositeur du groupe mythique Pink Floyd, s'est éteint hier des suites d'un cancer, à l'âge de 65 ans. Une nouvelle qui attristera tous les fans du groupe qui a propulsé le psychédelisme en musique sur le devant de la scène. Sur son site officiel, le guitariste David Gilmour lui rend hommage. Il y déplore la perte d'un grand partenaire musical (Gilmour parle de "télépathie" entre lui et Wright) mais surtout d'un ami très proche. En 2006 encore, il était sur scène recevant les ovations d'un public en délire. Une page se tourne, un grand musicien s'en est allé mais sa musique restera, immortelle, comme une référence pour les générations à venir.

mercredi 3 septembre 2008

Girls In Hawaii - Concert pour Waama

Le 7 septembre prochain se déroulera un concert en soutien à un projet d'aide à un village tanzanien, Waama, dont plus d'information via cette page http://waamaproject.fr.gd/Concerts-du-7-septembre.htm

Ce concert se passera sous le chapiteau de l'école du cirque, à Tours et Taxis, dès 17h, heure. Cette heure résolumment non-tardive est une bénédiction si vous voulez emmener vos enfants et les initier aux concerts. L'entrée est gratuite pour les moins de 12 ans.

Quant à la musique, elle sera l'expression de Françoiz Breut (http://www.myspace.com/francoizbreut) que je vous invite à découvrir pour ses chansons fraîches et rétro-pop. Les Tellers et les Girls In Hawaii suivront.

En plus c'est pour la bonne cause...alors.

lundi 25 août 2008

Madonna démarre sa nouvelle tournée avec un scandale

Non, non, pas avec sa musique (bien qu'on eut pu le penser) mais avec les images qu'elle a diffusées lors du premier show de sa nouvelle tournée mondiale "Sticky and Sweet", à Cardiff. La chanteuse de 50 ans a en effet décidé de militer lors de sa tournée pour la candidature de Barack Obama à la présidence américaine. Jusque là, rien de bien méchant, sinon qu'elle a eu l'imprudence (la naïveté ?) de faire un amalgame de bas étage. Dans un spot très à l'américaine voyant se confronter le "Bien" et le "Mal", on y voit d'abord se succéder des dirigeants comme Adolf Hitler et Robert Mugabe ainsi que... John McCain, le républicain adversaire d'Obama. Ensuite viennent les personnalités du "Bien" : Ghandi, John Lennon, Al Gore et... Obama bien sûr. La question est : croit-elle vraiment en ce spot fumeux ? Non, est-on tenté de croire, car Madonna est trop intelligente pour ça (quoique ?). Aussi est-on forcé d'admettre qu'elle prend les gens pour des cons. Ce qui semble devenir une généralité en politique, en particulier aux Etats-Unis : le camp McCain n'a-t-il pas récemment comparé Obama à l'antéchrist ?

Un extrait de l'ouverture du show :

mardi 5 août 2008

Les Jackson Five vont se reformer

Le célèbre groupe familial qui avait vu les débuts de Mickael Jackson se réunira lors des Urban Awards, un show qui se déroulera à Beverly Hills le 4 septembre prochain. Cela fait 7 ans que les 5 frères Jackie, Tito, Jermaine, Marlon et Mickael s'étaient pour la dernière fois produits ensemble sur scène, c'était en 2001, à l'occasion des 30 ans de carrière de Mickael Jackson. La reformation du groupe pourrait cette fois-ci être plus durable, et l'on parle même d'un nouvel album avec une tournée mondiale. Leur soeur Janet Jackson pourrait s'y ajouter.

lundi 4 août 2008

Le retour de Mickael Jackson programmé

Depuis son procès pour pédophilie en 2005 (où il avait été reconnu innocent), on a plus beaucoup entendu parler de Mickael, sinon lors de la réédition de son plus grand tube, Thriller, en février. Beaucoup de bruit, mais rien de très productif, à vrai dire. Récemment, dans une interview à MTV, le rappeur Akon a confirmé une chanson en duo avec le Roi de la pop, Hold My Hand, qu'il a promis être "un tube qui dépasse les frontières". Ce morceau se retrouvera sur le prochain album de Akon et en sera même le premier single, à paraître en octobre. On attend aussi pour la même période un clip dans lequel, paraît-il, Mickael Jackson se serait beaucoup impliqué. On attend de voir !

Les Strokes s'éparpillent

Bien qu'un nouvel album pour les New Yorkais ait été annoncé pour 2009, on a pour le moment un peu de mal à y croire. Alors que le guitariste Albert Hammond Jr. a sorti son deuxième album solo (assez moyen) il y a un mois, c'est au tour du bassiste Nikolai Fraiture de faire des infidélités. Son nouveau side-project, baptisé Nickel Eye, est loin d'être une expérience solo, puisque cette formation inédite rassemble en vrac trois membres de South, Regina Spektor, Nick Zinner des Yeah Yeah Yeahs ou encore Jack Dishel de Only Son. Le résultat est plutôt sympa, en particulier Brandy of the Damned, un rock à dreadlocks qui rappelle un peu les Clash. A écouter aussi sur leur Myspace, Dying Star et Back from Exile. A noter qu'un autre Stroke, Fabrizio Moretti, habite pour l'instant à Los Angeles où il se consacre à son side-project Little Joy. Ne perdons pas espoir : d'ici 2009, il est encore possible que les Strokes se retrouvent dans un même studio...

jeudi 31 juillet 2008

Duffy n'est pas contre le téléchargement illégal

Selon la chanteuse, le téléchargement illégal n'est pas forcément une mauvaise chose. Elle exprime en particulier sa tolérance à l'égard des jeunes, les plus nombreux à télécharger illégalement parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'acheter des albums. « Je pense que quand ils seront plus vieux, ils achèteront des disques », a-t-elle expliqué. Là, on est permis d'en douter. Quoi qu'il en soit, Duffy trouve ce téléchargement "pirate" plutôt positif car il "fait entrer la musique dans la vie de chacun" et on ne peut cette fois que lui donner raison. Reste à savoir si sa maison de disque sera du même avis. Avec tout ça, on oublie qu'une solution gratuite et légale existe, puisque son album Rockferry qui cartonne en ce moment est écoutable sur Deezer.

mardi 29 juillet 2008

Amy Winehouse hospitalisée

Il ne se passe pas un jour sans que l'on ait l'occasion de parler d'Amy Winehouse, et hélas plus particulièrement de son état de santé. Après ce qui semble être une mauvaise réaction aux médicaments, elle a du être emmenée d'urgence depuis son domicile londonien jusqu'à l'hôpital le plus proche. Son porte-parole a déclaré qu'elle était dans un état stable. Les médecins l'ont gardée en observation pendant toute la nuit et elle a pu rentrer chez elle ce matin vers 10h. L'hôpital a fait savoir qu'elle était rétablie et semblait avoir un bon moral. Cet incident intervient au lendemain d'une nouvelle crise de la chanteuse qui s'est attaquée à un garde du corps avant de se jeter à terre en sanglots.

dimanche 27 juillet 2008

Les Rolling Stones quittent EMI pour Universal

EMI vient de perdre une grosse source de revenus, puisque les Rolling Stones (dont sont vendus près de 3 millions d'albums par an) ont en effet signé avec le géant Universal. Les rumeurs selon lesquelles ils allaient signer avec Live Nation ont donc été balayées. Universal acquiert ainsi les droits non seulement sur les prochains enregistrements du groupe mythique, mais aussi sur tout le catalogue déjà existant du groupe. Dans un communiqué, la bande à Mick Jagger a déclaré : "Universal are forward thinking, creative and hands-on music people. We really look forward to working with them." Visiblement, ils se croient toujours au temps où les maisons de disque étaient encore un artisanat.

vendredi 25 juillet 2008

Concours avec Akamusic terminé !

Félicitations aux 10 gagnants qui ont remporté chacun un code promo valable sur le site akamusic.com ! Ceux-là ont reçu un e-mail avec le code qui leur permettra de devenir producteur de l'artiste de leur choix ! Merci à tous les participants et au site Akamusic ! (www.akamusic.com). Même si vous n'avez pas gagné, n'hésitez pas à aller y faire un tour pour découvrir le concept !

jeudi 24 juillet 2008

Concours avec Akamusic

Edit 25/07, 23h23 : tous les codes promo ont été distribués, il ne sert donc plus à rien de participer ! Félicitations aux gagnants !

Salut à tous ! On vous a récemment parlé de Akamusic.com, le site où vous pouvez devenir producteur. Ce sera encore plus simple pour les 10 premiers qui laisseront un commentaire sur ce message, puisqu'ils gagneront chacun un code promo d'une valeur de 10 euros chacun qui leur permettra, après s'être inscrit(e) sur Akamusic, de miser sur l'artiste de leur choix et ainsi peut-être de gagner de l'argent. Ils recevront en tout cas une Edition Collector de l'album qu'ils auront choisi de produire.

Le fonctionnement du concours est très simple :
Tout ce que vous avez à faire est d'écrire un commentaire sur cet article avec votre adresse e-mail.
Les 10 premiers à avoir laissé un commentaire recevront par mail un code promo qui leur permettra de miser sur l'artiste de leur choix après s'être inscrits gratuitement sur www.akamusic.com. Et on le rappelle encore une fois : ce concours est entièrement gratuit !. Bonne chance à tous ! A vos marques...

Les Jeux Olympiques vus par Albarn et Hewlett

On vous parlait il y a peu de l'opéra pop simiesque de Damon Albarn et Jamie Hewlett. Aujourd'hui, la BBC a révélé une séquence animée diffusée à l'occasion des Jeux Olympiques de Pékin, produite par Albarn et Hewlett et inspirée du même roman qui a vu naître l'opéra Monkey : Journey to the West. On retrouve évidemment le goût prononcé de Gorillaz (le groupe d'Albarn et Hewlett) pour les singes ainsi que leur groove caractéristique, le tout dans une ambiance chinoise. Retrouvez ici la vidéo.

mercredi 23 juillet 2008

Un album à 49 cents

Paul Westerberg, ex-Replacements, a sorti son dernier album solo au prix très modique de $0,49 via Amazon US ou par d'autres modes de payement pour les non-Européens. L'album s'intitule 49:00 (et sous-titré ...of your life) , et il dure en effet 49 minutes. Il est composé de 20 morceaux assemblés en une seule piste. A un tel prix, on aurait tord de s'en priver. Il s'agit en tout cas d'un nouveau bon coup marketing après le succès de l'opération de Radiohead qui a rendu son dernier album In Rainbows disponible au téléchargement en laissant à l'auditeur le choix du prix. On terminera sur cet avertissement de Westerberg :
"WARNING: DO NOT LISTEN WHILE OPERATING A MOTOR VEHICLE. THIS PRODUCT IS NOT FAULTY - ALL SOUNDS ARE INTENTIONAL AND VALID AS A WORK OF ART."
Plus d'info

mardi 22 juillet 2008

Journey to the West : l'opéra bientôt en album

Monkey : Journey to the West est un récent opéra pop dirigé par Chen Shi-Zeng et dont la musique a été composée par le duo de choc de Gorillaz, à savoir Damon Albarn et Jamie Hewlett. La trame est inspirée du Voyage en Occident (ou Roi des Singes), un roman chinois écrit au 16e siècle qui raconte le périple du Roi Singe en Occident en quête de l'immortalité et du paradis. L'opéra, présenté en 9 tableaux, est un ensemble avec orchestre, acrobates, arts martiaux et même dessin animé, le tout en chinois bien entendu (avec sous-titres). Présenté en avant-première l'année passée au Festival international de Manchester, il est depuis passé par Paris et Berlin. Mais le plus chouette, c'est que cet été devrait sortir l'album reprenant les morceaux composés par Albarn et Hewlett, album dont voici la tracklist :

'Monkey's World'
'Monkey Travels'
'Into The Eastern Sea'
'The Living Sea'
'The Dragon King'
'Iron Rod'
'Out Of The Eastern Sea'
'Heavenly Peach Banquet'
'Battle In Heaven'
'O Mi To Fu'
'Whisper'
'Tripitaka's Curse'
'Confessions Of A Pig'
'Sandy The River Demon'
'March Of The Volunteers'
'The White Skeleton Demon'
'Monk's Song'
'I Love Buddha'
'March Of The Iron Army'
'Pigsy In Space'
'Monkey Bee'
'Disappearing Volcano'

Extrait du spectacle :

Music Report devient promoteur sur Akamusic

Depuis quelques heures, Music Report est devenu promoteur sur Akamusic.com, et y soutient d'ores et déjà les KMG's. Akamusic est un site ouvert à tous où artistes et producteurs peuvent s'inscrire gratuitement. Des artistes peuvent de cette manière entrer en studio et enregistrer un album ou un single, et ce grâce aux mises des producteurs qui achètent le nombre de parts qu'ils désirent, à 5 ou 10 euros la part. Une fois le single ou l'album réalisé, 40% des recettes des ventes reviennent aux artistes et 40% aux producteurs. Un concept à découvrir !
Pour plus d'info

TV On The Radio annonce un nouvel album

C'est tout frais : les excellents TV On The Radio ont annoncé la sortie de leur prochain album, deux ans seulement après le très bon Return To Cookie Moutain (2006). Le prochain opus, qui sortira en septembre (le 23 en Grande-Bretagne) s'intitulera Dear Science, (virgule comprise). Par ailleurs le groupe a annoncé une série de dates durant le mois de septembre, concerts où l'on pourra certainement entendre déjà l'un ou l'autre titre du nouvel album.
Site officiel - Myspace

lundi 21 juillet 2008

Kele Okereke et John Lydon se battent en coulisses

Il s'agit d'un de ces événements pas très rock'n'roll lors desquels deux artistes décident de s'échanger des pains plutôt que des idées. Kele Okereke (Bloc Party) s'est ainsi retrouvé avec le visage bien amoché lorsqu'il s'est approché de John Lydon (Sex Pistols) au Summercase festival (Espagne) pour lui demander s'il comptait un jour reformer Public Image Ltd, un des groupes préférés d'Okereke que Lydon avait lancé en 1978 après la dissolution des Sex Pistols. Sans raison apparente, Lydon serait devenu agressif et Okereke s'est retrouvé impliqué dans une attaque l'opposant à l'entourage (un peu à la ramasse) de Lydon, attaque que la victime a qualifié de "raciste". En effet, l'une des personnes entourant Lydon aurait lancé "Your problem is your black attitude" avant que la bataille ne s'engage. Il a fallu l'intervention de Yannis Philippakis (Foals) et de Ricky Wilson (Kaizer Chiefs) pour venir en aide à Okereke. Finalement, la sécurité du festival a dissoud les opposants et l'incident a été rapporté à la police. Pour Kele Okereke, le plus grave n'est pas l'attaque en elle-même, bien qu'elle ait été lancée sans aucun motif, mais le fait que l'idée de race ait été invoquée. Pour conclure, il s'est dit déçu qu'une personne qu'il avait en si haute estime ait montré une telle attitude et se soit entiché de telles personnes qui visiblement n'étaient pas des lumières.

samedi 19 juillet 2008

Une musique forte fait boire davantage et plus rapidement

C'est ce qui ressort d'une étude menée par le Français Nicolas Guéguen, professeur en sciences comportementales à l'Université de Bretagne-Sud en France. Nicolas Guéguen et ses collègues se sont rendus dans deux bars où ils ont pu jouer avec le volume de la musique lors de trois samedi soirs, tout en observant le comportement des buveurs. Ils ont choisi au hasard 40 hommes âgés de 18 à 25 ans qui ont commandé un verre de bière pression. Nicolas Guéguen constate ainsi que plus la musique est forte et plus le rythme est rapide, plus la consommation de la bière est rapide. Il expose deux hypothèse pour expliquer cela. "Première hypothèse, en accord avec des recherches précédentes sur la musique, la nourriture et la boisson, des volumes sonores élevés peuvent entraîner une stimulation plus importante, qui incite les sujets à boire plus rapidement et à commander davantage", a-t-il expliqué. On croira plus volontiers, d'après son expérience personnelle, la seconde hypothèse que voici : "de la musique forte a pu avoir un effet négatif sur les échanges sociaux dans le bar, et donc les clients ont bu davantage parce qu'ils parlaient moins".
Source : AFP

Mongrel émerge

Matt Helders (Arctic Monkeys), Andy Nicholson (ex-Arctic Monkeys), Drew McConnell (Babyshambles), Jon McClure et Joe Moskow (Reverend and the Makers) ainsi que le rappeur Low-key, voilà la belle brochette de la nouvelle formation Mongrel. Un groupe "all stars" qui se veut engagé et tient à dire son mot sur la société. A écouter en particulier, The Menace sur leur Myspace, morceau mis en ligne avec 3 autres inédits (Lies, Better Than Heavy, Julian).

mercredi 16 juillet 2008

Vers une reformation des Libertines ?

L'ex-Libertines Carl Barat s'est dit "ouvert" à l'idée d'une nouvelle réunion des Libertines, près de 4 ans après la séparation qui a suivi de violentes disputes entre Barat et Pete Doherty. Depuis, les deux hommes ont suivi leur propre voie : les Dirty Petty Things pour Barat et les Babyshambles pour Doherty. Il semble donc que l'arrêt des Libertines pourrait n'avoir été que temporaire.

Un nouveau morceau de Lily Allen

La "chipie" Lily Allen a mis en ligne le nouveau morceau Who'd Of Known sur son myspace. Ce titre ne figurera pas sur son prochain album et mieux, il ne peut pas faire l'objet d'une édition conventionnelle car il reprend le chorus d'un morceau de Take That, l'un des innombrables boys band qui ont connu leur heure de gloire dans les années 90' et dont Robbie Williams faisait partie. A écouter donc !

mardi 15 juillet 2008

Rodion

Dans le catalogue du très hype (avant-gardiste ?) label Gomma, on vous avait déjà présenté Munk, qui a entre autre fricoté avec LCD Soundsystem. Mais s'il est le groupe le plus connu du label, Munk n'est pas la seule perle, loin de là. Preuve en est avec Rodion, un Romain nerveux qui cite justement LCD dans ses influences mais aussi toute la clique des grands de l'électro : Kraftwerk, Daft Punk, Air,... A côté de ça, on trouve aussi The Cure ou les Doors. Il décrit sa propre musique comme funk et galactique, et on ne saurait lui donner tord. "Entre disco psychédélique et romantisme russe" : c'est lui qui le dit. Aussi, Rodion s'amuse à prendre à contrepied les mélodies toutes faites (Rubber Duck) pour créer des phrasés distordus. Accrochez-vos oreilles !
Myspace

Clip de Electric Soca par Rodion :


Clip de Fisico :

Sigur Ros pour une vidéo de Prince of Persia

Le prochain jeu vidéo Prince of Persia, annoncé pour la fin de cette année, a fait récemment l'objet d'une vidéo de promotion accompagnée d'un morceau de Sigur Ros, Saeglopur, morceau issu de leur album de 2005 Takk... A noter que le groupe Icelandais a sorti son cinquième album studio récemment (juin) dont le titre imprononçable est Með suð í eyrum við spilum endalaust.

La vidéo :

Coldplay offre un morceau

Pour célébrer le début de sa grande tournée qui a débuté hier soir à Los Angeles et qui a suivi la sortie du dernier album Viva La Vida..., le groupe Coldplay propose en téléchargement gratuit un morceau inédit : Death Will Never Conquer. Pour l'écouter, rendez-vous sur coldplay.com ! A vrai dire, à l'écoute, on comprend pourquoi ils ne l'ont pas mis sur l'album...

Oasis révèle la tracklist de son prochain album

Le groupe de Liam Gallagher a révélé la liste des morceaux de son prochain album Dig Out Your Soul, qui sortira le 6 octobre prochain, trois ans après Don't Believe the Truth. Ce prochain opus sera labellisé Big Brother Recordings, en partenariat avec Sony BMG (voir news). L'album, produit par le géant Dave Sardy, a été enregistré à Abbey Road à Londres et mixé à Los Angeles. A noter que le morceau The Shock of the Lightning sortira sous forme de single un peu avant l'album, le 29 septembre.

La tracklist :

Bag It Up
The Turning
Waiting For The Rapture
The Shock Of The Lightning
I'm Outta Time
(Get Off Your) High Horse Lady
Falling Down
To Be Where There's Life
Ain't Got Nothin
The Nature Of Reality
Soldier On

dimanche 13 juillet 2008

Numéro 4 (du lundi 23.06 au dimanche 13.07.2008)

EDITO :

Le soleil brille (ou presque), les festivals battent leur plein : c'est l'été. Une période faste pour la glandouille, mais Music Report n'a pas chômé pour autant, même si la publication a été un peu irrégulière fin juin-début juillet. C'est la raison pour laquelle ce numéro 4 est non pas un double, mais un triple numéro. Que vous soyez en vacances ou pas, bonne lecture !

SOMMAIRE :

Actualité :
- Le batteur des Babyshambles prépare un album solo
- Justice va produire les Red Hot
- Werchter 2008 : des chiffres
- Bloc Party, le compte à rebours mystérieux
- Bloc Party provoque la déception
- Abba ne renaîtra pas
- Bloc Party, nouveau single bientôt
- My Drive Thru, le clip du centenaire des Converse
- Un nouvel album pour les Strokes en 2009

Evénement :
- It's Not Only Rock'n'Roll, Baby !
- 3e journée à Werchter 2008

Review :
- Bumcello - Lychee Queen (8/10)
- Fredrika Stahl - Tributaries (8,5/10)
- Carla Bruni - Comme si de rien n'était (3/10)
- Beck - Modern Guilt (8/10)

Découverte :
- Nora Noian

samedi 12 juillet 2008

Beck - Modern Guilt

Label : Interscope Records
Sortie : 07/07/2008
Myspace - Site officiel
Cote : 8/10



Pour ce huitième album de Beck, c’est Danger Mouse, de Gnarls Barkley, que l’on retrouve à la production. Comme quoi, le monde est petit. On dit de Brian Joseph Burton (le vrai nom de Danger Mouse) que malgré son éclectisme, il pose d’une manière ou d’une autre sa griffe chez chacun des artistes qu’il produit (à son actif par exemple : Gorillaz, The Rapture, The Good the Bad and the Queen…).

C’est probablement l’époque qui veut ça : l’artiste moderne voit s’effriter ses frontières musicales autrefois si sûres. Alors que Danger Mouse se dit tiraillé entre le rock et le hip-hop, Beck est comme perdu dans une bulle temporelle ou les batteries rock et les samples rythmiques cohabitent dans un déchaînement jouissif commun. Cet aspect n’est évidemment pas absent de Modern Guilt.

L’ouverture du bal intergalactique qu’est Orphans est planante, astronomique, inquiétante. Ca finit pourtant par péter, et ce Big Bang (presque) originel annonce la véritable couleur d’un album au rythme soutenu. Plus encore que Orphans, le futur hit Chemtrails fait furieusement penser à At War wih the Mystics (2006), dernier album en date des Flaming Lips. Et pour cause : le troisième titre de Modern Guilt est une odyssée spatiale rouge-orange qui décolle parfois subitement avec la puissance d’un réacteur en flammes. La progéniture hyperactive de Pink Floyd. La similitude avec les Flaming Lips est d’autant plus frappante qu’on peut s’amuser à comparer leur critique de la politique américaine avec le commentaire social ironique de Beck.

On passera rapidement le titre éponyme de l’album, un morceau au fond assez plat égayé seulement par quelques samples électroniques rondouillets. Ca redevient intéressant avec Youthless à la complexité rythmique poussée permise par un bidouillage de machines cher à Beck. Même constat avec Walls, qui par sa densité frise cependant l’overdose. Suit le drumesque Replica aux sons saturés.

Soul Of A Man marque le retour franc à un son plus roots, bien qu’encore parsemé de quelques samples ; on entend cette fois distinctement une batterie et une guitare. Beck pousse volontairement jusqu’à la saturation de garage dans Profanity Prayers qui a du lui rappeler ses débuts influencés par le punk. L’album s’achève avec le calme Volcano, une balade rock façon Beck qui n’échappe à un travail aux machines. Le volcan qui a déversé toute son feu se rendort ainsi au terme de dix titres pour la plupart détonants… jusqu’à la prochaine éruption.

jeudi 10 juillet 2008

Un nouvel album pour les Strokes en 2009

Albert Hammond Jr, le guitarite des Strokes, a dit qu'un nouvel album des Strokes devrait sortir en 2009. Il a assez justement estimé que sans cela, le groupe pourrait tomber dans l'oubli. En effet, cela faisait quelque temps qu'on n'avait plus entendu parler des Strokes, et leur dernier album, First Impressions Of Earth, remonte à 2006. Depuis cette époque, les membres ont laissé Hammond se consacrer à sa carrière de guitariste solo. Son deuxième album ¿Cómo Te Llama?, sorti le 7 juillet, est en fin de compte très strokesque.

My Drive Thru, le clip du centenaire des Converse

La converse a 100 ans ! A cette occasion, Pharrell Williams, Santogold et Julian Casablancas des Strokes se sont associés pour produire le morceau My Drive Thru qui célèbre le siècle de la chaussure. C'est en effet en 1908 que fut créée la célèbre basket dans le Massachusetts. Elle devint célèbre en 1918 lorsque Chuck Taylor, joueur de basketball en NBA, se mit à les porter lors de ses matchs. Par la suite, il apposera sa signature sur le logo. Depuis, les Converse se sont multipliées, apparaissant sur tous les pieds jusqu'à ceux des bambins d'aujourd'hui que leurs grands-parents étonnent en leur apprenant qu'ils les portaient déjà dans leur jeunesse. A 100 ans et aucune ride, la Converse est un classique plus que jamais à la mode.

Le clip de My Drive Thru

mardi 8 juillet 2008

Bloc Party, nouveau single bientôt

Suite et fin de l'affaire "Bloc Party" (voir ici et ici), à rebaptiser "Mercury", puisqu'il s'agit du prochain single du groupe, qui en a fait l'annonce sur BBC1 dans l'émission de Zane Lowe. Et comme ils sont sympa ces Anglais, on peut déjà écouter ce Mercury (sortie prévue le 11 août prochain) sur la page de Zane Lowe et voir la vidéo assez... dépaysante sur le site de Bloc Party. Le morceau, fidèle au groupe, est extrêmement efficace et rythmé. N'hésitez pas à nous faire part de vos impressions. Interrogé enfin sur un prochain (et troisième) album, Kele Okereke, leader du groupe, a laissé entendre qu'il était en préparation et pourrait même déjà sortir à la fin de cette année. A suivre !

Abba ne renaîtra pas

Deux membres du groupe Abba, qui a cessé toute activité ou presque depuis 1982, ont fait savoir que jamais plus les quatre artistes ne se réuniraient pour faire de la musique ensemble. Une déclaration qui tombe alors qu'il y a quelques jours, les 4 Suédois étaient réunis lors d'une projection, en avant-première, du film Mamma Mia !, adaptation au cinéma de la fameuse comédie musicale qui reprenait leurs plus grands tubes : Super Trouper, Dancing Queen, The Winner Takes It All, SOS, Gimme ! Gimme ! Gimme ! (A Man After Midnight)… Les rôles principaux seront interpretés par Meryl Streep et l'ex-James Bond Pierce Borsnan. Le film doit sortir en septembre de cette année. A l'occasion donc de cette avant-première le 5 juillet dernier, Bjorn Ulvaeus et Benny Andersson ont déclaré : "Il n’y a simplement aucun désir de reformation. Nous voulons que les gens se souviennent de nous comme nous étions à l’époque : jeunes, exubérants et pleins d’ambition." En même temps, qui aurait envie de les voir vieux et gras, interprétant mollement des chansons d'un autre âge ? Même pas les fans, probablement. Saluons donc au moins cette sagesse que certains n'ont pas eue.

Rien que pour vos yeux, la bande-annonce du film

lundi 7 juillet 2008

3e journée à Werchter 2008

La troisième journée de Werchter était cette année l'une des plus prestigieuses, ne fut-ce qu'avec la présence de Radiohead. L'occasion pour nous d'en faire un bref récit "comme si vous y étiez" !
La journée prend véritablement son envol avec Gossip, deuxième concert sur la Main Stage. La ronde Beth Ditto dispense sa voix entraînante sur fond électro à un public aux yeux encore bouffis. On sait quel difficile exercice consiste à introduire les festivités à Werchter (l'année passée, le chanteur des Chk Chk Chk avait du aller jusqu'à assommer un pauvre chauve du premier rang avec un pied de micro*). La musique dansante de Gossip met bien en jambes pour la suite.

Toujours sur la scène principale, les Hives débarquent avec leur énergie débordante et leurs traditionnels costumes. La chanteur-dynamite Pelle Almqvist, avec son air de Luke Skywalker et son sourire charmeur, a fait l'unanimité. Pour lui, la distance de sécurité ne s'est pas vraiment révélée être un obstacle puisqu'il n'a pas hésité à grimper sur les barrières pour prendre le pouls de son public (et il est l'un des seuls à l'avoir fait ce jour-là). On ne sait quelle substance le guitariste Nicholaus Arson avait ingurgité pour avoir les yeux exorbités de cette manière. Tous étaient en tout cas entrés dans une transe communicative.

Ensuite vinrent les Editors, ces cousins d'Interpol (musicalement parlant) et avec eux la pluie. La voix grave et profonde de Tom Smith, à défaut de la faire cesser, nous a alors réconforté.

Les Kings of Leon, déjà présents l'année passée, n'ont pas vraiment surpris, sinon que le chanteur, qui avait l'air de faire un bad trip sur scène il y a un an, a débarqué avec un nouveau look (ses cheveux ne font plus penser à Capitaine Caverne) et était un chouilla plus ouvert à son public. En même temps sous la toile de la Pyramid Marquee se produisait Kate Nash. La disposition scénique était originale : le piano tournait le dos au public et Kate lui faisait face. Hélas, un mystérieux ressort sur son siège faisait sautiller la jeune femme, qui du coup avait quelques problèmes de synchronisation avec son micro. Résultat : un son crade et saccadé. La grosse déception du jour.

En revanche KT Tunstall a tout de suite mis l'ambiance dans la pyramide avec sa jolie voix et ses compositions pop plus facilement accessibles que dans le cas d'autres groupes. Elle a finalement mis le feu en concluant avec son dernier gros tube Suddenly I See. Au même moment sur la Main Stage, Ben Harper et son excellent groupe d'accompagnement les Innocent Criminals, faisaient très bonne impression, avec notamment des solos endiablés, d'abord Ben avec sa guitare posée sur ses genoux, puis au djembé. Le public fut enthousiaste malgré un rythme plus doux et une ambiance plus suave que lors des concerts précédents.

Le succès international de Gnarls Barkley n'a pas entamé l'humilité et l'autodérision de Cee-Lo qui a fait irruption sur scène affublé de lunettes de star dont il s'est rapidement débarrassé. Ici, pas de show prétentieux ou mystique : il s'agissait simplement de prendre son pied. Le public a suivi et a découvert, au-delà de tubes comme Crazy, le son beaucoup plus rock'n'roll de Danger Mouse et Cee-Lo. La voix puissante de celui-ci, que ne semblait pas pouvoir contenir ce petit corps trapu et tatoué de toutes parts, a fait mouche auprès d'un public en délire. Autre ambiance, autre mise en scène pour Sigur Ros dont la voix envoûtante du chanteur et la scénographie cosmique ont produit un tel effet sur certains qu'ils se seraient évanouis.

Arrive enfin le groupe que la plaine entière attendait avec une fébrile impatience, un groupe désormais mythique voire légendaire à tel point que les groupes précédents, comme envieux du public, l'ont cité comme un véritable messie : Radiohead. Le combo a débuté par de longues intros instrumentales ; l'ennui pour les non-adeptes, l'extase pour les fans. Comme à son habitude, Thom Yorke, ce jour-là perdu au milieu de tubes luminescents posés sur la scène, reste dans une bulle qui resterait hermétique si sa musique n'était pas transcendante. Il a donc fallu attendre le rappel pour redécouvrir enfin les désormais classiques 2+2=5, Idioteque, etc.

* : rassurez-vous, il s'agissait d'un accident et le chanteur a interrompu le concert pour prendre de ses nouvelles.






Jean et Célie

Bloc Party provoque la déception

On vous l'avait dit dans l'une de nos dernières news, la page d'accueil du site de Bloc Party était depuis hier occupée par un compte à rebours mystérieux qui s'est achevé ce matin peu avant midi. Alors qu'on attendait une révélation sur leur prochain album ou, au moins, une nouvelle version de leur site internet (en effet, le contenu habituel du site est à l'heure actuelle toujours inaccessible), on a simplement eu droit à un lien vers un plug pour une émission radio de BBC1, ce soir à 20h (19pm heure locale). Nul doute que les fans un peu sur les nerfs écouteront cette émission, qui pourrait cette fois révéler des choses intéressantes à propos de Bloc Party.

dimanche 6 juillet 2008

Fredrika Stahl - Tributaries

Label : Vogue
Sortie : 16/06/2008
Myspace - Site officiel
Cote : 8,5/10







Avec ce deuxième album (après A Fraction of You en 2006), la jeune suédoise s'écarte du jazz mielleux et un peu académique de la grande soeur Norah Jones certes sympathique, mais dont on a probablement été trop gavés. Dans ce Tributaries, Fredrika Stahl oublie quelque peu l'académisme et s'ouvre aux joies de la pop, en particulier sur certains morceaux comme So High. Mais Tributaries est avant tout un homage de la chanteuse à tous les courants musicaux qui l'ont inffluencée. Comme sur le précédent album, on a droit une chanson dans un français au délicieux accent (suédois ?). Pourquoi pas moi est une ode à la Belle Epoque. Une ambiance retro de début de siècle que l'on retrouve dans Oh Sunny Sunny Day. Le rythme est en revanche plus funky dans le cuivré Irreplaceable. La perle de l'album s'appelle Stuck on a Stranger : c'est un morceau sophistiqué, au piano subtilement rythmé, à la basse pépère et à la batterie bridée. Plus loin, Fredrika fait même une incursion vers le reggae avec One Man Show. D'avantage dans la tradition de Norah Jones, I'll Win Your Heart est chanson d'amour et pour amoureux. A 24 ans seulement, Fredrika Stahl réalise un album jazzy et varié qui réussi à être accessible mais coloré, pop mais sophistiqué. A souligner également, une très belle voix qui n'est pas gâchée, comme c'est souvent le cas, par des vocalises prétentieuses. Une belle carrière en perspective.

Bloc Party, le compte à rebours mystérieux

Le groupe anglais a lancé en page d'accueil de son site un compte à rebours mystérieux qui, à l'heure où nous écrivons ces lignes, s'achèvera dans 22 heures environ, soit vers 11h ce dimanche 7 juillet. On pense évidemment à un nouvel album, le quatrième du groupe, surtout lorsque l'on sait qu'il était en tout cas en projet avec les producteurs Jacknife Lee (qui a travaillé entre autres avec U2, R.E.M., The Editors, Snow Patrol ou Green Day) et Paul Epworth (Kate Nash, Babyshambles, Maxïmo Park) dans le Kent. Le contenu habituel du site étant inaccessible, certains fans imaginent qu'il s'agit d'un compte à rebours pour une nouvelle mouture du site, et non pour un nouvel album. Rendez-vous demain donc pour lever le voile sur ce mystère...
Le site de Bloc Party

samedi 5 juillet 2008

Nara Noian

Entre deux brutales performances rock de l'été festivalier, écoutez Nora Noian, une artiste complète qui nous en particulier séduits avec son dernier projet, un album éponyme entre classicisme et sonorités de l'Est, entre Belgique et Arménie. Car c'est là que l'artiste a passé son enfance, enseigné (au conservatoire d'Arafat) et est même apparue dans un film. Au programme : de la douceur, du piano, des voix, des bruitages parfois. On retiendra en particulier la chanson Ames Immortelles où les cris et les fusils sont étonnamment feutrés. Le son du temps qui passe. A écouter sur son myspace.

vendredi 4 juillet 2008

Werchter 2008 : des chiffres

La première journée de Werchter ce jeudi 03 juillet s'est déroulée normalement. Avant un aperçu purement musical de la journée, voici quelques chiffres qui nous rappellent quelle énorme organisation est un festival rock, en particulier Werchter. Toutes les places pour un jour ont été vendues, mais hier encore il restait 2.000 places sur les 70.000 places "combi 4 jours". Inutile donc d'alimenter le marché noir, a déclaré le bourgmestre de Rotselaar. Au total, ce sont près de 80 000 personnes qui sont attendues chaque jour. 600 personnes ont été soignées par la Croix-Rouge hier, ce qui est assez peu pour un tel événement. Allez, encore un petit chiffre sans grand intérêt : la société flamande de transports en commun De Lijn a transporté près de 14.000 voyageurs hier rien qu'avant 11h30, ce qui constitue une augmentation de 2.500 personnes par rapport à l'an passé. En effet, la plupart des festivaliers qui n'ont pas de voiture se déplacent en train et/ou en bus. Pour The Chemical Brothers, R.E.M., Lenny Kravitz et Mika, le temps a été mitigé, parfois un peu pluvieux, mais les températures sont restées agréables.

mardi 1 juillet 2008

Justice va produire les Red Hot

La nouvelle a de quoi surprendre : le duo électro parisien de Justice devrait produire le prochain album studio des Red Hot Chili Peppers, le dixième du groupe après Stadium Arcadium, sorti en 2006. Jusque là, les deux Français n'avaient produit que leur propre travail. Cette information a été rapportée par The Sun, le journal anglais.

mercredi 25 juin 2008

Bumcello - Lychee Queen

Label : Tôt ou tard
Sortie : 09/06/2008
Myspace - Site officiel
Cote :
8/10





Les deux quarantenaires de Bumcello ont plutôt l'âge de la crise ; ils apparaissent cependant avec cet album comme en pleine maturité. Lychee Queen est le témoignage de ces vies passées à collectionner les sons du monde. L'ensemble est du coup très éclectique, avec toujours une priorité vitale : prendre son pied avec les instruments. Car ils sont nombreux et variés, ces instruments, et leur maitrise ne peut qu'impressionner. Chaque morceau est différent du précédent, et chacun est un voyage à lui tout seul : on survole l'Amérique du Sud avec House Fire Bird, l'Afrique avec Assiko Mintanan, les Etats-Unis avec le très hip-hop One Two Three à riff marocain. Les rencontres des deux artistes ont été nombreuses : Vincent Ségal a ainsi croisé le chemin de Eric Bobo (Cypress Hill, Beastie Boys) ou Harley White de Blackalicious, que l'on retrouve justement ici en featuring. On retrouve aussi en accompagnement Tommy Jordan, Chocolate Genius, Mama Ohandja ou encore Magic Malik sur le génial Eurostar aux prouesses vocales remarquables.

Lychee Queen s'écoute comme un album jazz : on se laisse emporter, on imagine les musiciens sur scène (et en effet, le rendu des morceaux est assez "live"), on clos les paupières à moitié et, avachi dans un canapé, on arbore le sourire satisfait de l'amateur de jam session.

Liste des morceaux :
1. Lychee Queen (Love Inside) feat. Tommy Jordan
2. Bakin' in the Sun

3. Salvador

4. No Enemies feat. Chocolate Genius

5. House Fire Bird

6. Assiko Mintanan feat. Mama Ohandja

7. Ardi Built Half of LA

8. One Two Three feat. Blackalicious & friends

9. Mandragore

10. Eurostar feat. Magic Malik

11. Hey Hey Hey Hey Hey

12. Lychee Queen (Instrumental)

mardi 24 juin 2008

It's Not Only Rock'n Roll, Baby!

It's Not Only Rock'n Roll, Baby! est une innovation des BOZAR. Une première où l'on peut voir (et écouter aussi) rassemblées des oeuvres d'art de célébrités issus d'un large mouvement rock. Citons parmi les plus connus ; Brian Eno, Yoko Ono, Nick Zinner, Pete Doherty, Fischerspooner, The Kills, The Residents, et cetera.
Cette expo rock doit la vie à la personne de Jérome Sans (commissaire de l'exposition). Notons que Jérome Sans est une personnalité reconnue dans le monde des arts graphiques et aussi de la musique. Il a travaillé au Palais de Tokyo et est aussi DJ à ses heures perdues.

Quant à l'exposition, elle bénéficie du cadre agréable du Palais des Beaux-Arts. Chaque salle étant dédiée à un artiste, elle permet de ne pas mélanger les différents genres. Car si tous ces artistes sont issus de la mouvance rock, leur art n'est pas un courant à lui seul. Rien de commun entre les photos de Patti Smith, les montages et collages de CocoRosie ou encore les toiles et dessins maculés de sang de Pete Doherty. Non, le point commun n'est pas le style mais la démarche. Souvent ces artistes ont débuté des carrières dans les arts visuels, ils ont fréquenté des écoles d'arts graphiques et sont ensuite passé à la musique. Un autre point commun des plus fragrants est que ces artistes sont "radicaux" dans leur art. Ici, rien n'est dans des cadres policés.
Ce qui donne souvent des oeuvres étonnantes. Une amie me disait d'ailleurs qu'il serait intéressant de connaître l'enfance, l'adolescence de ces personnalités, d'y découvrir peut-être un f*ck*** déclencheur rock'n roll à ce bordel.
Les oeuvres en elles-mêmes diffèrent comme énoncé supra.
Présentations de morceaux choisis.
Brian Eno, 77 milions paintings for Naples, 2007



Alan Vega se retrouve dans le montage lumineux. Bianca Cassady de CocoRosie use de mannequins qu'elle agrémente de pénis de tissus fluo, ou s'adonne aux collages de papiers et de photos, mais toujours avec une pointe fluorescente. Brian Eno est l'un de mes coups de coeur, son installation lumineuse et changeante invite au calme, au moelleux des fauteuils disposés pour l'admirer et s'y perdre. Pete Doherty selon moi aurait la palme de la glauque attitude "sexdrugsandrock'nroll". Collage de seringue usagée sur toile maculée de sang. Ou croquis et autoportraits peint sur papier et toujours avec son sang. The Residents proposent quelques photos les mettant en scène dans leur accoutrements. Vient par après mon coup de coeur : The Kills et leur série de 400 polaroids. Cliché dirait-on, déjà-vu aussi. Subjectif sans aucun doute.
Enfin, le hall de l’exposition accueille une installation de Yoko Ono. Et dans une des pièces attenantes l’on peut observer en direct la création du futur concert-performances de FisherSpooner.
Un dernier petit bonus sympathique, il est possible avant de partir de laisser un bout de papier avec un mot ou un dessin dans des arbres près de la porte. Crayons de couleur fournis. Une sorte de Livre d’Or en plus fun.

En résumé, je vous invite à aller voir cette exposition. Cela change de voir les Beaux-Arts sous cet angle.

Informations pratiques :
Exposition du 20.06 >14.09.2008
Mardi à dimanche de 10h à 18h.
Vendredi jusque 22h.

lundi 23 juin 2008

Le batteur des Babyshambles prépare un album solo

La nouvelle est toute fraîche : Adam Ficek, le batteur du groupe de Pete Doherty, s'apprête à sortir un album solo le 22 septembre prochain sous le nom de Roses Kings Castles. Il sera précédé d'un single, le 8 septembre : Never Certain.
Site officiel des Babyshambles - Myspace

dimanche 22 juin 2008

Numéro 3 (semaine du 16.06.2008)

EDITO :

L'été est là, les jours commencent à raccourcir et les festivals approchent à grand pas ! On a du droit à une mise en bouche avec les Fêtes de la Musique, mais le meilleur est à venir : Couleur Café, Werchter, Pukkelpop, Graspop, les Francofolies, les Ardentes,... et tout ça rien que dans notre (petit) plat pays ! En attendant cette effervescence, on vous a concocté un troisième numéro assez sage, mais qui on l'espère vous plaira tout autant. Nous avons également amélioré la présentation de nos reviews, avec une fiche plus claire à propos de l'album et une cote sur 5.

SOMMAIRE :

Actualité :
- Oasis signe avec Sony BMG
- Les BB Brunes annulent leur concert à Bruxelles
- Josh Homme remet un spectateur à sa place

Review :
- Sebastien Tellier - Sexuality
- Coldplay - Viva la Vida or Death And All His Friends

Chronique :
- Avant/après (3) : Michael Jackson