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Dès le 25 octobre, découvrez le nouveau site Music Report !

mercredi 25 juin 2008

Bumcello - Lychee Queen

Label : Tôt ou tard
Sortie : 09/06/2008
Myspace - Site officiel
Cote :
8/10





Les deux quarantenaires de Bumcello ont plutôt l'âge de la crise ; ils apparaissent cependant avec cet album comme en pleine maturité. Lychee Queen est le témoignage de ces vies passées à collectionner les sons du monde. L'ensemble est du coup très éclectique, avec toujours une priorité vitale : prendre son pied avec les instruments. Car ils sont nombreux et variés, ces instruments, et leur maitrise ne peut qu'impressionner. Chaque morceau est différent du précédent, et chacun est un voyage à lui tout seul : on survole l'Amérique du Sud avec House Fire Bird, l'Afrique avec Assiko Mintanan, les Etats-Unis avec le très hip-hop One Two Three à riff marocain. Les rencontres des deux artistes ont été nombreuses : Vincent Ségal a ainsi croisé le chemin de Eric Bobo (Cypress Hill, Beastie Boys) ou Harley White de Blackalicious, que l'on retrouve justement ici en featuring. On retrouve aussi en accompagnement Tommy Jordan, Chocolate Genius, Mama Ohandja ou encore Magic Malik sur le génial Eurostar aux prouesses vocales remarquables.

Lychee Queen s'écoute comme un album jazz : on se laisse emporter, on imagine les musiciens sur scène (et en effet, le rendu des morceaux est assez "live"), on clos les paupières à moitié et, avachi dans un canapé, on arbore le sourire satisfait de l'amateur de jam session.

Liste des morceaux :
1. Lychee Queen (Love Inside) feat. Tommy Jordan
2. Bakin' in the Sun

3. Salvador

4. No Enemies feat. Chocolate Genius

5. House Fire Bird

6. Assiko Mintanan feat. Mama Ohandja

7. Ardi Built Half of LA

8. One Two Three feat. Blackalicious & friends

9. Mandragore

10. Eurostar feat. Magic Malik

11. Hey Hey Hey Hey Hey

12. Lychee Queen (Instrumental)

mardi 24 juin 2008

It's Not Only Rock'n Roll, Baby!

It's Not Only Rock'n Roll, Baby! est une innovation des BOZAR. Une première où l'on peut voir (et écouter aussi) rassemblées des oeuvres d'art de célébrités issus d'un large mouvement rock. Citons parmi les plus connus ; Brian Eno, Yoko Ono, Nick Zinner, Pete Doherty, Fischerspooner, The Kills, The Residents, et cetera.
Cette expo rock doit la vie à la personne de Jérome Sans (commissaire de l'exposition). Notons que Jérome Sans est une personnalité reconnue dans le monde des arts graphiques et aussi de la musique. Il a travaillé au Palais de Tokyo et est aussi DJ à ses heures perdues.

Quant à l'exposition, elle bénéficie du cadre agréable du Palais des Beaux-Arts. Chaque salle étant dédiée à un artiste, elle permet de ne pas mélanger les différents genres. Car si tous ces artistes sont issus de la mouvance rock, leur art n'est pas un courant à lui seul. Rien de commun entre les photos de Patti Smith, les montages et collages de CocoRosie ou encore les toiles et dessins maculés de sang de Pete Doherty. Non, le point commun n'est pas le style mais la démarche. Souvent ces artistes ont débuté des carrières dans les arts visuels, ils ont fréquenté des écoles d'arts graphiques et sont ensuite passé à la musique. Un autre point commun des plus fragrants est que ces artistes sont "radicaux" dans leur art. Ici, rien n'est dans des cadres policés.
Ce qui donne souvent des oeuvres étonnantes. Une amie me disait d'ailleurs qu'il serait intéressant de connaître l'enfance, l'adolescence de ces personnalités, d'y découvrir peut-être un f*ck*** déclencheur rock'n roll à ce bordel.
Les oeuvres en elles-mêmes diffèrent comme énoncé supra.
Présentations de morceaux choisis.
Brian Eno, 77 milions paintings for Naples, 2007



Alan Vega se retrouve dans le montage lumineux. Bianca Cassady de CocoRosie use de mannequins qu'elle agrémente de pénis de tissus fluo, ou s'adonne aux collages de papiers et de photos, mais toujours avec une pointe fluorescente. Brian Eno est l'un de mes coups de coeur, son installation lumineuse et changeante invite au calme, au moelleux des fauteuils disposés pour l'admirer et s'y perdre. Pete Doherty selon moi aurait la palme de la glauque attitude "sexdrugsandrock'nroll". Collage de seringue usagée sur toile maculée de sang. Ou croquis et autoportraits peint sur papier et toujours avec son sang. The Residents proposent quelques photos les mettant en scène dans leur accoutrements. Vient par après mon coup de coeur : The Kills et leur série de 400 polaroids. Cliché dirait-on, déjà-vu aussi. Subjectif sans aucun doute.
Enfin, le hall de l’exposition accueille une installation de Yoko Ono. Et dans une des pièces attenantes l’on peut observer en direct la création du futur concert-performances de FisherSpooner.
Un dernier petit bonus sympathique, il est possible avant de partir de laisser un bout de papier avec un mot ou un dessin dans des arbres près de la porte. Crayons de couleur fournis. Une sorte de Livre d’Or en plus fun.

En résumé, je vous invite à aller voir cette exposition. Cela change de voir les Beaux-Arts sous cet angle.

Informations pratiques :
Exposition du 20.06 >14.09.2008
Mardi à dimanche de 10h à 18h.
Vendredi jusque 22h.

lundi 23 juin 2008

Le batteur des Babyshambles prépare un album solo

La nouvelle est toute fraîche : Adam Ficek, le batteur du groupe de Pete Doherty, s'apprête à sortir un album solo le 22 septembre prochain sous le nom de Roses Kings Castles. Il sera précédé d'un single, le 8 septembre : Never Certain.
Site officiel des Babyshambles - Myspace

dimanche 22 juin 2008

Numéro 3 (semaine du 16.06.2008)

EDITO :

L'été est là, les jours commencent à raccourcir et les festivals approchent à grand pas ! On a du droit à une mise en bouche avec les Fêtes de la Musique, mais le meilleur est à venir : Couleur Café, Werchter, Pukkelpop, Graspop, les Francofolies, les Ardentes,... et tout ça rien que dans notre (petit) plat pays ! En attendant cette effervescence, on vous a concocté un troisième numéro assez sage, mais qui on l'espère vous plaira tout autant. Nous avons également amélioré la présentation de nos reviews, avec une fiche plus claire à propos de l'album et une cote sur 5.

SOMMAIRE :

Actualité :
- Oasis signe avec Sony BMG
- Les BB Brunes annulent leur concert à Bruxelles
- Josh Homme remet un spectateur à sa place

Review :
- Sebastien Tellier - Sexuality
- Coldplay - Viva la Vida or Death And All His Friends

Chronique :
- Avant/après (3) : Michael Jackson

samedi 21 juin 2008

Avant/après (3) : Michael Jackson

Avant de ressembler à un alien pâlot échappé de la Zone 51 du Nevada, Michael Jackson était noir (si, si !) et il semble qu'alors, il avait plus de talent. On regrette un peu l'époque glorieuse des Jackson Five ou de Off the Wall, disque légendaire dont certains morceaux avaient été composés par le grand Stevie Wonder en personne. Depuis cette période, Michael Jackson s'est véritablement métamorphosé avec des opérations de chirurgie esthétique et une décoloration de sa peau dont on ne sait pas vraiment s'il s'agit d'une maladie ou d'un traitement voulu par l'artiste. Toujours est-il que le Michael Jackson des années 2000 n'est plus celui des années 1970, tant physiquement que musicalement : plus rock, plus pop, c'est toujours du bon son, mais la magie des débuts n'est plus là. On vous propose donc de découvrir deux clips majeurs : Don't Stop 'Til You Get Enough, en 1979, et You Rock My World, en 2001.
- Clip de Don't Stop 'Til You Get Enough
- Clip de You Rock My World

Josh Homme remet un spectateur à sa place

Lors d'un concert au festival Norwegian Wood d'Oslo, le 13 juin dernier, un jeune homme a lancé un objet sur Josh Homme, leader des Queens of The Stone Age. Le petit était apparemment mal renseigné sur Josh, qui a réagi comme il a l'habitude de le faire, c'est-à-dire sans faire dans la dentelle. Il a demandé qu'on lui amène "l'insolent" et l'a traité d'à peu près tous les noms dont dispose la langue de Shakespeare, avant de lui balancer un objet à son tour, sans cependant l'atteindre (et ce n'était probablement pas le but). Assez rock'n'roll. Suite à cet "incident", Josh Homme a été accusé d'homophobie pour avoir menacé le jeune homme de "butt fuck". Cette fois, l'interessé a répondu par écrit, signifiant en résumé qu'il n'avait rien d'homophobe et qu'il n'avait pas vraiment de temps à perdre avec des accusations aussi futiles, en concluant avec une finesse particulière à destination de ses accusateurs : "Will you please go have, consensual, sex with yourself."
L'entièreté de la réponse de Josh Homme sur NME

La vidéo du concert

vendredi 20 juin 2008

Coldplay - Viva la Vida or Death and All His Friends

Label : Parlophone / Capitol
Sortie : 16/06/2008
Myspace - Site officiel
Cote : 6,5/10






On attendait cet album un peu comme un messie, après un X&Y sympathique mais pas indispensable, qui nous avait un peu laissé croire que le groupe se reposait sur ses lauriers. Et force est de constater qu'avec Viva la Vida or Death and All His Friends, un effort considérable a été produit non seulement pour faire un titre plus long (c'est peu dire !), mais aussi pour donner un nouveau souffle de composition, tout en gardant la griffe Coldplay.

On a ainsi l'agréable sensation d'être surpris à chaque détour de l'album, tout en reconnaissant un style propre au groupe de Chris Martin. Et ça, il fallait le faire. Il y a comme toujours un énorme potentiel tubesque, rien qu'avec le déjà adopté Violet Hill, mais aussi quelques perles de compositions mélancoliques dont Coldplay a le secret, comme Life in Technicolor ou 42.

Même si la pureté des premiers albums n'est plus là, celui-ci est probablement le plus complexe d'entre tous, tant au niveau de la composition que de l'instrumentalisation. S'il n'est pas la Révolution attendue, Viva La Vida or Death and All His Friends ravira tant les fans que ceux qui ont pu être déçus par X&Y. Mention spéciale également pour les costumes choisis par les différents membres du groupe à l'occasion de la sortie de l'album.

jeudi 19 juin 2008

Les BB Brunes annulent leur concert à Bruxelles

Le Conseil de la Musique, organisateur de la Fête de la Musique, a annoncé que les BB Brunes se désistaient pour leur concert gratuit à Bruxelles ce samedi 21 juin. Il s'agit du deuxième désistement après Birdy Nam Nam, le 23 mai dernier. L'organisateur, logiquement pas très content, a qualifié cette annulation de « manque total d'éthique professionnelle et de respect du public, qui regrettera sans aucun doute ces décisions tardives et injustifiables ». A la place, les Parisiens seront à la Fête de la Musique française, pour une retransmission en direct sur France 2 aux côtés notamment de Francis Cabrel, Duffy, Micky Green, David Guetta, Enrique Iglesias, Estelle, Christophe Willem,... Cela étant dit, les BB Brunes, ce n'est pas une très grosse perte. D'autant plus qu'on aura de quoi se régaler ce samedi à Bruxelles avec Agoria, AaRON, Zita Swoon, Hollywood Porn Stars et Puggy !

Oasis signe avec Sony BMG

Le groupe de Liam Gallagher sortira ses trois prochains albums en partenariat avec Sony BMG. Big Brother Recordings, le label indépendant d'Oasis lancé en 2000, a signé cet accord aujourd'hui-même avec le major. Alex McKinlay, de l'équipe de management d'Oasis, estime qu'il s'agit d'une très bonne chose pour le groupe, qui jouera dès lors à la fois dans le secteur indépendant et international. Cet accord prévoit en outre que Big Brother pourra distribuer à travers le monde les anciens albums également.

mardi 17 juin 2008

Sebastien Tellier - Sexuality

Label : Record Makers / Lucky Number Music
Sortie : 25/02/2008
Myspace

Cote : 7,5/10



Sébastien Tellier est un être étrange, mi-ours, mi éphèbe. Un coeur d'artichaut dans un costume de Chabal. Que cache-t-il derrière sa barbe hirsute et ses lunettes qui semblent parfois venir de la 14ème lune de Pluton ? Ou quel personnage veut-il incarner ? En tout cas, Sebastien Tellier a déjà réussi ce tour de force qui consiste à apparaître plus comme une entité artistique, une idole, que comme un être humain. Enfin, le personnage ne souffre d'aucun paradoxe, parce qu'il dit systématiquement ce qu'il pense, sans se cacher derrière des principes moraux ou artistiques hypocrites. C'est ce qui le rend éminemment sympathique.

On pourrait s'étendre pendant des heures sur la virtualité de Sebastien Tellier, sur sa vie, sur sa démarche artistique en général. En vérité, ce qui nous intéresse avant tout, c'est le produit fini, en l'occurence Sexuality. Un album-concept, cohérent, traitant d'un seul sujet : le sexe. Un sexe à mi-chemin entre les fantasmes d'adolescent et la pornographie soft, l'huile dégoulinant sur des corps chauffés par le soleil, sur la plage en été. On vous renvoie aux nombreuses interviews disponibles sur Dailymotion et consors pour en apprendre plus sur l'iconographie de luxure qui hante cet album.


Pour l'occasion, Sébastien Tellier s'est octroyé les services de Guy-Man de Daft Punk, de Romain Tranchart de Modjo (rappelez-vous Lady, énorme tube en 2000) et (à vérifier) d'un compositeur ayant travaillé pour Marc Dorcel (réalisateur de films X). La patte du duo robotique est bien présente, autant dans le choix des sons que dans le rythme imposé. Un rythme très sensuel, souvent proche du R'n'B, et des sons choisis pour leur "sexualité". Pour Sébastien Tellier, c'est là que résidait le défi : trouver les notes sexuelles. Et c'est réussi, en tout cas pour les quelques morceaux phares de l'album comme Kilometer, Pomme, Sexual Sportswear. Les autres morceaux, qui sont autant de variations dans la manière d'aborder le sexe, valent le détour, comme Roche, entrée en matière lubrique à souhait. Mentionnons également le morceau bonus L'amour et la violence, seul entièrement au piano, plutôt déroutant, sorte d'encart nostalgique après une effusion de sexe. Seule ombre au tableau ; une répétitivité rythmique, certes propre à Daft Punk, mais qui pourrait passer pour une certaine paresse, ou qui pourrait devenir lassante.

Sébastien Tellier a voulu créer un album avec une idée génératrice, un concept cohérent, et rend du même coup risibles et facultatives de nombreuses créations d'autres artistes, qui n'apparaissent dès lors que comme des tentatives vaines et vides. Surtout, il est l'un de ceux qui font bouger une scène française un peu enfermée dans sa propre définition.

dimanche 15 juin 2008

Numéro 2 (semaine du 09.06.2008)

EDITO : 

C'est en pleine clôture des examens qu'arrive le deuxième numéro de Music Report, nouvelle version. Pas mal d'actualité cette semaine, plus ou moins sérieuse, mais aussi une grosse review de Vampire Weekend et un nouvel épisode de notre série "avant/après". Se termine également un petit sondage que nous vous avons discrètement proposé qui révèle que vous êtes un peu plus de la moitié à être des lecteurs fidèles et de longue date et un peu moins de la moitié à visiter notre site depuis peu ! On espère que les nouveaux lecteurs apprécient ! N'hésitez pas à "lâcher les comz" comme on dit, afin de nous témoigner votre affection, votre indifférence ou votre haine, et (ce que nous apprécions particulièrement) des critiques ou des suggestions, positives ou négatives. Bonne lecture !

SOMMAIRE :

Actualité :

Review :

Découverte :

Chronique :

Vampire Weekend

Ces dernières années l’on a pu assister à la déferlante d’un rock new-yorkais plus qu’inventifs : Clap Your Hands Say Yeah, TV On The Radio, The Yeah Yeah Yeahs, MGMT (The Management), ou encore les célèbres Interpol et autres Strokes. Tous dans des genres différents ont contribués à un revival populaire du « Sound from NY ».
Aujourd’hui, notre intérêt portera sur les derniers-nés de cette scène : les Vampire Weekend.

La première fois que j’ai entendu ce nom, j’ai pensé à un groupe finlandais de speed-heavy-destructo-trash métal à tendance déguisement façon Christopher Lee dans « Horror of Dracula ». Et en fait de vikings blonds, il s’agit d’intellectuels diplômés de Columbia avec des chemises repassées qui ne semblent jamais avoir de plis. Des BCBG’s en somme.

Après des débuts sur le Net, comme leurs aînés de Clap Your Hands Say Yeah, ils sont signés chez XL Recordings (le label de Radiohead, Whites Stripes et autres Raconteurs). Et en 2008, ils dévoilent leur premier enregistrement éponyme.

Mansard Roof ouvre l’album sur un rythme désordonné du synthé, soutenus d’abord par la voix d’Ezra Koenig et ensuite par un ensemble de cordes. Des percussions tribales viennent arranger quelque peu l’aura de folie douce de cette ouverture.
Petit aparté : pourquoi des rythmes tribaux ? Parce que le groupe s’est clairement tourné vers l’Afrique pour en dégager quelques influences positives. Cela se ressent à l’écoute de l’album concernant les rythmes et une certaine bonne humeur immanente à certains morceaux de ciel bleu tombé sur l’Afrique. De plus, les membres du combo décrivent leur musique comme de l’ « Upper West Side Soweto ». Primat de l’originalité pour cette définition ! Mais notons que si Soweto est en Afrique du Sud, leur influence africaine reste le soukous du Congo. Mais ce ne sont là que des précisions dispensables à l’écoute de ce fameux son « Upper West Side Soweto ».

La deuxième plage, Oxford Comma, emprunte un ton enjoué pour railler la littérature à Oxford. Côté musique on appréciera les petites envolées aigues d’Ezra Koenig.
A-Punk est un assemblage de joyeuses guitares, agrémentée de l’orgue de Rostam Batmanglij (crédité comme multi-instrumentiste, producteur, et ingénieur-mixeur sur l’album, rien que ça !) le tout soutenu par une section rythmique solide. Rien à redire, ce troisième single fera des ravages dans les charts indés.
Vient ensuite Cape Cod Kwassa Kwassa, qui est à la fois le premier simple du groupe, venu en éclaireur en 2007 avant la sortie de l’album, et aussi le morceau le plus caractéristique quant à leur son. On retrouve quelques éléments du soukous, c'est-à-dire un afro-beat typique et des improvisations mélodiques de guitares. Vampire Weekend fait un bel effort d’assimilation sur cette plage et y ajoute en guise de final un petit solo d’orgue. À signaler aussi que ce morceau est classé par l’influent magazine Rolling Stone au 67ème rang de la meilleure chanson de l’année 2007.
M79 est ma chanson coup de cœur de l’album. L’introduction de l’orgue et des cordes, suivie de la batterie et d’une autre session de cordes est irrésistible. La voix d’Ezra Koenig est une ode à la légèreté juvénile, et le trio qu’elle forme avec la basse et la batterie, avant que la guitare ne les rejoigne, permet de l’apprécier comme jamais. Par la suite, le mélange des cordes, des chœurs, des autres instruments nous offre un désordre ordonné, démontrant ainsi les facultés d’orchestration de Rostam Batmanglij.
Campus quant à elle évoque la nostalgie de la vie estudiantine, le moment où l’on quitte le campus et que l’on doit « entrer dans le monde professionnel ». La ligne de basse répétitive est bien conçue et s’accorde sur ces paroles mélancoliques.
La plage suivante, Bryn, est la chanson type qui jouée en acoustique et en omettant les percussions tribales, serait le souffle de l’album, la pause lors des concerts. Mais Vampire Weekend a de l’énergie, et pas le temps pour se reposer.
One (Blake's Got A New Face) est une forme de marche militaire à la sauce Vampire Weekend. Ce qui veut dire qu’en dehors du rythme carré, les paroles évoquent tout sauf l’amour de la patrie, les bienfaits de l’armée, et autres poncifs du genre. Non, rien que des plaisirs légers comme le thé Darjeeling et les breakfast anglais, ou des vacances à Old San Juan.
Ensuite, I Stand Corrected vient nous raconter des histoires de filles d’un soir, tout cela sur fond de synthés aériens de violoncelles et d’une batterie un peu assourdie. Une bonne chanson d’ambiance en somme.
Avant-dernier morceau, Walcott joue la carte du piano fou, assagi par l’entrée en matière de la voix. Cette folie reprend de plus belle par après, mais elle est une nouvelle fois stoppée, par un violoncelle en plus de la voix cette fois. Par la suite, re-démarrage en trombe, le piano est rejoint pour le final dans un tourbillon de voix, de violons, de clavier, de guitares et de batterie.
Finalement, c’est à The Kids Don't Stand A Chance que revient la fin de l’album. Chanson classique comparé à d’autres, elle recèle néanmoins quelques trésors d’inventivité telle l’utilisation intermittente du clavecin et du violon.


Vampire Weekend nous sort un premier album de qualité. Reconnu par la critique en attendant une reconnaissance commerciale, ils évoluent dans leur univers entre New-York et l’Afrique. Malgré ce côté exotique, ne nous leurrons pas, Vampire Weekend reste un groupe d’intellectuels bourgeois qui aiment les plaisirs simples. Mais laissons-leur une imagination débordante devenue une denrée rare ces temp-ci.


L’édition limitée japonaise est crédité de deux bonus tracks :

Ladies of Cambridge – 2:39
Arrows – 3:04

http://www.vampireweekend.com/
http://www.myspace.com/vampireweekend

Dates de sorties et label :
-Grande-Breatgne 28/01/2008
XL Recordings
-États-Unis 29/01/2008
XL
-Japon 08/02/2008
WEA

samedi 14 juin 2008

Mogwai lève le voile sur son prochain album

Mogwai a révélé quelques détails sur son prochain album, The Hawk is Howling, le 7ème du groupe. Prévu pour le 22 septembre, il sera précédé, deux semaines plus tôt, d'un EP de 3 morceaux. Mogwai a fait équipe avec Roky Erickson (ex-leader de 13th Floor Elevators) pour l'un des morceaux de cet EP, Devil Rides.

Mogwai sera en concert le 31 août prochain au Rivierenhof d'Anvers.

La tracklist de l'album The Hawk is Howling :

I'm Jim Morrison, I'm Dead
Batcat
Danphe And The Brain
Local Authority
The Sun Smells Too Loud
Kings Meadow
I Love You, I'm Going To Blow Up Your School
Scotland's Shame
Thank You Space Expert
The Precipice


Site du groupe
Myspace

Avant/après (2) : Silverchair

On vous avait promis de l'émotion pour ce nouveau "avant/après". Cette semaine on verra l'évolution étonnante de Silverchair, groupe australien assez mythique à ses débuts, dans la lignée de Nirvana. Ci-dessous, un live à leurs débuts (vers 1994) du morceau Suicidal Dream, ainsi que le clip de Straight Lines, chanson issue de leur dernier album Young Modern (2007). Le contraste entre les deux est frappant, tant musicalement qu'au niveau du look et de l'attitude du chanteur Daniel Johns, qui a abandonné la grunge attitude pour un style à l'opposé, très "pop". Cette évolution peut s'expliquer principalement par deux éléments :
- Daniel Johns n'avait que 15 ans au moment de Suicidal Dream : à cet âge-là, on a forcément plein d'idées bien sombres (donc bien "grunge") en tête.
- En 2002, il s'est marié avec la chanteuse et actrice Natalie Imbruglia (ils se sont séparés en 2007). Peut-être cela a-t-il pu l'influencer.

Live de Suicidal Dream


Clip de Straight Lines

Short news from Albion

Dès aujourd'hui, vous pouvez écoutez les extraits de Romance at Short Notice, la nouvelle production de Dirty Pretty Things. Il existe aussi un clip pour le premier simple. Les DPT seront aussi en tournée le 21 juin au Rock A Field au Luxembourg et surtout au Pukkelpop le 14 août.

jeudi 12 juin 2008

Le clip polémique de Justice parodié

Voilà encore une belle bande de barrés. Musique Post-Bourgeoise est un concept indéfinissable, entre la performance, le slam et l'électro. Sur leur site, ils ont notamment revisité le tant scandaleux clip du morceau Stress de Justice, où l'on voyait une bande de banlieusards foutre un bordel sans nom dans le centre-ville, avec une violence rare. Dans le clip parodié, on retrouve des types vêtus d'un blouson estampillé d'un grand "C" (et non une croix, comme dans le cas de Justice), mais ceux-là préfèrent, plutôt que de semer le chaos, aider les vieilles dames à traverser et ramasser les ordures. Le son n'a pour ainsi dire rien à voir avec Justice, et les paroles, criées dans un haut-parleur, sont pour le moins délirantes ("quant tu te rends compte que les chanteurs que tu détestais petit passeront toute ta vie à la radio"), mais il faut attendre la dernière phrase pour qu'arrive la chute... on vous laisse la surprise. Au fait, soyez sur vos gardes : Musique Post-Bourgeoise fait des concerts dans les endroits les plus improbables et sans jamais prévenir à l'avance !

Le clip parodié


Stress - Justice

mardi 10 juin 2008

Le batteur des Black Rebel Motorcycle Club quitte le groupe

Nick Jago est désormais l'ex-batteur des Black Rebel Motorcycle Club. Il a fait l'annonce sur le blog du groupe. Apparemment, c'est Leah des Raveonettes (qui viennent de finir leur tournée) qui remplacera Nick. Peter Hayes et Robert Levon Been, les deux autres membres du groupe, laissent entendre que Nick n'est pas très concentré et serait plutôt occupé par son projet solo, mais il reste leur ami et sera toujours le bienvenu, notamment pour la composition ou le chant. En réaction à ce que dit Nick, ils disent que ce n'est pas vrai qu'il a été viré, mais qu'il a besoin d'un peu de temps pour mettre ses idées au clair. Voici, en intégralité, le message laissé par Nick sur le blog de BRMC :  

"I just had dinner with Rob and Pete and, well, I'm not in the band anymore. They are going into rehearsals tomorrow with Leah, she just finished touring with The Raveonettes and is super nice and cool. They presented it to me like they need a break, I took it as I am fired again and to be honest with you I respect their decision. I don't make it easy for them, I hope to be able to play with them again in the future as a reunion as there is really no bad feeling other than we all wanna be happy and right now we are not. Maybe playing drums for BRMC all the time is not my calling and there is something else I'm supposed to do. We will see. I’m sorry to all the fans and know that the drums are in good hands with Leah. Find her at http://www.myspace.com/deadcombosound

My best
hope to see you soon."

Amy Winehouse s'excuse pour la chanson raciste

La chanteuse la plus droguée du moment s'est excusée devant les journalistes pour une chanson raciste qu'elle a chanté devant la caméra de son mari. Elle a déclaré aux paparazzi qui campaient devant sa maison de Londres, qu'en vérité elle était "la personne la moins raciste qui puisse être". La vidéo et les photos publiées par le mari montrent une image peu affriolante de la jeune femme, entourée le plus souvent de diverses substances suspectes.
La vidéo en question :

NML Memorial

La semaine passée nous découvrions les douceurs pop-psychées de Tanger. Cette semaine, l’on fera la rencontre de NML Memorial. J’avoue tout, j’ai été tuyauté. Je n’aurais pas découvert cela tout seul. Ou seulement des lustres après.

Revenons au groupe. Quatre types qui citent Olivier et Tom, ou Tim Burton parmi Mars Volta, Queen Of The Stone Age et Radiohead, pour ne citer que ceux-là, ne peuvent pas être foncièrement mauvais.
Personnellement, je me suis contenté pour cette découverte des quatre chansons issues de l’EP Accidents, disponibles sur myspace. Keys est de ces chansons qu’on rangerait entre Mars Volta, moins pour la virtuosité et la démence que pour les brusques changements de rythmes, et un Interpol moins léthargique qu’à l’habitude pour la froideur de l’intro. Less Than Zero embraye dans la même veine : rythmiques puissantes mais la voix semble faiblarde en comparaison. À voir si cette chanson n’en souffre pas trop en live. Changement radical d’ambiance à l’écoute de Innocence Is Falling Appart, chanson acoustique parfaite pour reposer le public…mais seulement jusqu’à environ 2 :30, ensuite l’électricité, la distorsion, la batterie reviennent pour faire exploser le tout dans un tempo fort bien choisi avant de retomber dans le duo voix + guitare acoustique. Je vous laisse maintenant la surprise d’une écoute sans commentaires pour Any of You.

NML Memorial est en soi un groupe prometteur, et malgré l’écoute de seulement quatre chansons, l’on peut déjà se faire une idée des multiples influences qui bercent ces Parisiens. Comme point négatif, je déplorerais la voix, pas toujours bien choisie, manquant parfois de puissance, mais s’accordant élégament pour les ballades.

À noter : 
-Un graphisme des plus agréables concernant le site. (Certaines rubriques encore en construction)
-Et une démo trois titres prévues pour la fin de l’été.


Val

lundi 9 juin 2008

La dernière tournée de Paul McCartney

L'ancien Beatle est sur le point, selon la presse britannique, d'annoncer une tournée internationale d'une centaine de dates... la dernière. Après cette tournée, Paul McCartney devrait se retirer de la scène, en tout cas des grands shows internationaux, pour se consacrer à sa famille et en particulier à sa jeune fille Béatrice.

dimanche 8 juin 2008

Numéro 1 (semaine du 02.06.2008)

EDITO :

Nous y voila enfin : le premier numéro de Music Report nouvelle version, qui change pour l'occasion d'adresse et devient www.music-report.info ! C'est le renouveau d'une histoire déjà longue, lancée en 2005 par quelques étudiants férus de musique et trop pleins de passion pour ne pas la partager. On espère que le nouveau concept plaira aux anciens lecteurs comme aux nouveaux. Le système de blog pourrait déplaire à certains, mais nous l'avons adopté pour deux raisons majeures :
- cela "colle" mieux à l'esprit initial de Music Report, c'est-à-dire un véritable journal avec des articles au jour le jour.
- cela nous déleste de ce poids qu'étaient le design et la programmation web, bien que ce fut une expérience passionante. Désormais, nous pourrons nous consacrer en grande partie à ce qui fut depuis toujours notre objectif premier : écrire.
Comme vous l'aurez constaté, chaque semaine (probablement chaque dimanche) sera publié un article dans la catégorie "journal", article qui fera office de sommaire en reprenant tous les articles de la semaine, ce qui permettra d'avoir une vue d'ensemble sur ce qui aura été publié lors des 7 derniers jours. Encore un mot : nous avons notre groupe sur Facebook ! Tapez "Music Report" et rejoignez-nous !

SOMMAIRE :

Actualité :
- Décès de Bo Diddley
- Le dernier album de Coldplay bientôt dans les bacs
- Le nouvel album de Coldplay en écoute libre sur Myspace
- Un DVD de clips pour Radiohead
- Volume, un nouveau magazine musical

Review :
- Maxence Cyrin - Modern Rhapsodies

Découverte :
- Munk (from Gomma)
- Le monde moderne de Tanger

Chronique :
- Avant/après : Incubus

samedi 7 juin 2008

Le monde moderne de Tanger

En cette période faste en enrichissement intellectuel et sous un ciel on ne peut plus gris, il nous fallait un morceau de lumière. Tanger sera cela. Tanger comme la lumineuse ville du Rif. Tanger comme, dans le cas qui nous intéresse, le groupe auto-étiqueté Rock / Psychedelic / Experimental (merci à myspace de donner autant de distinctions et combinaisons possibles...).
Trio de dandy parisiens, absent des spots depuis cinq ans, Tanger nous apporte une nouvelle galette : Il est toujours 20 heures dans le monde moderne. À l’écoute du premier simple As-tu vu passer la fée de la forêt ?, on ne peut qu’étirer les lèvres en demi-lune. La pop y est fraîche, sexy, avec des chœurs on ne peut mieux placés, les breaks sont variés et surprenants, et les paroles sont ce sourire enfantin (composées à l’aide de phrases toutes faites issues d’un livre de lecture pour enfants).
Quant aux autres extraits (écoutables sur myspace), ils démontrent la force poétique de Phillipe Pigeard, frontman distingué et collaborateur entre autres sur le dernier Bashung. Ils énoncent aussi que Tanger ne mérite pas la confidentialité médiatique et commerciale dont ils font l’objet depuis plus de 10 ans. Et pour une fois que Paris a autre chose à se mettre sous la caméra que des baby-rockers mécheux de type Naast pour ne citer qu’eux, ce serait une bêtise que de rater le cargo pour Tanger.
Myspace

Val

vendredi 6 juin 2008

Volume, un nouveau magazine musical

Ce vendredi 6 juin est paru le premier numéro du nouveau magazine lancé par la rédaction des Inrockuptibles : Volume. La première couverture est dédiée à Thom Yorke de Radiohead (décidément, il n'y en a que pour eux aujourd'hui !). La revue s'oriente vers des styles déjà prisés par les Inrocks, à savoir le pop-rock de manière générale, mais plus en profondeur donc. Volume a-t-il des chances pour se ménager une place aux côtés de Rock'n'Folk, référence française en la matière ? (bien que l'on puisse être perplexe ces derniers temps, depuis que Philippe Manoeuvre fait des couvertures avec les Naast et qu'il siège dans un jury au sein duquel il attribue des "bleus" à des filles qui ne savent pas chanter) L'avenir seul nous le dira.
Site officiel de Volume

Avant/après : Incubus

Il arrive que les artistes ou groupes changent d'orientation musicale au cours de leur carrière à tel point qu'on ne les reconnaîtrait parfois pas en les écoutant à leurs débuts. Pour cette série sobrement intitulée "avant/après", nous vous proposons donc de découvrir en images quelques-unes des métamorphoses musicales les plus spectaculaires, qui souvent s'accompagnent d'un relooking à faire palir les Queers eux-mêmes. Pour débuter, voici deux clips d'Incubus, l'un datant de 1997 (A Certain Shade of Green) et l'autre de 2002 (Are You In). Mention spéciale pour l'évolution capillaire du chanteur, Brandon Boyd.
- Le clip de A Certain Shade of Green
- Le clip de Are You In
Au prochain numéro, plus d'émotion encore avec Silverchair !

Un DVD de clips pour Radiohead

Comme une revanche après son divorce avec Radiohead, EMI semble vouloir rentabiliser à fond son ex-poule aux oeufs d'or. Après l'annonce de la sortie d'un best of du groupe, qui n'apprécie que moyennement cette opération commerciale, on devrait bientôt voir débarquer un DVD reprenant les clips commerciaux de Radiohead (les autres ayant le plus souvent circulé uniquement sur internet), ce qui n'est à vrai dire pas tant pour nous déplaire. Le site des Inrocks propose en avant-première de visionner dix de ces clips, dont quelques-uns sont des raretés.

Le nouvel album de Coldplay en écoute libre sur Myspace

Alors que l'on vous a annoncé la sortie imminente du dernier album de Coldplay, Viva la Vista or Death and All His Friends, sachez que celui-ci sera en écoute libre et intégralement sur leur Myspace dès 19 heures ce soir ! Fans : à vos marques !
A noter que cet album est déjà la meilleure précommande de l'histoire d'iTunes Store.
Edit 07/06 : on en sait maintenant un peu plus : l'écoute de cet album n'est possible que si vous avez un compte Myspace, que vous êtes "ami" de Coldplay et que vous n'habitez ni en Espagne, ni aux Etats-Unis, ni en Suisse, ni... en Belgique ! Les fans de ces pays-là devront donc prendre leur mal en patience jusqu'à la sortie dans quelques jours !
Myspace de Coldplay

jeudi 5 juin 2008

Munk (from Gomma)

Par un hasard (ou, qui sait, une coïncidence), les Munichois de Munk se sont intitulés à la lettre près comme les bostoniens de... Munk, un gentil groupe de rock américain plutôt sympa. Le Munk dont il sera question ici est à milles lieues de là : non seulement ils viennent de l'autre côté de l'Atlantique, mais en plus ils font de l'électro. Fer de lance du label Gomma, qui rassemble une belle brochette de tarés, Munk n'est peut-être pas la formation la plus dérangée du panel, mais c'est en tout cas l'une des plus prometteuses. En un mot, Munk allie le groove hype des pistes de danse et un univers mystique, voire même "Gommologique" (je n'invente rien). Le tout saupoudré d'une imagerie psychotique obsédée par le soleil, l'oeil, le cercle. Leur gros carton, Kick out the Chairs, avec James Murphy de LCD Soundsystem (ah, j'en vois qui se réveillent au fond), a fait récemment remuer des popotins dans les clubs. Mais nous, on préfère quand ils nous assènent un No Milk, pamphlet contre le lait et la limonade ou, mieux encore, un Knights of Heliopolis venu du fond des âges. Leurs derniers morceaux sont plus funky et tubesques, comme le futur (déjà ?) tube Live Fast Die Old, avec l'actrice Asia Argento qui a aussi le premier rôle dans le clip. La classe.
(le dernier album de Munk, Cloudbuster, doit être dans les bacs à l'heure qu'il est)
Myspace

mercredi 4 juin 2008

Maxence Cyrin - Modern Rhapsodies

Dommage. Il y a quelque temps, on pouvait encore écouter sur le myspace de Maxence Cyrin une reprise au piano de Toxic de Britney Spears. Audacieux, mais franchement, on était loin d'égaler la grâce de l'héritière de Madonna. Son album Modern Rhapsodies est bien plus intéressant, en ce qu'il reprend non pas des chanteuses pop écervelées, mais des classiques de l'électro. La notion de "classique" en musique électronique est encore difficile à entendre, et pourtant : le genre est désormais assez ancien pour avoir vu naître quelques morceaux cultes. Maxence Cyrin reprend ainsi Behind the Wheel (Depeche Mode), Unfinished Sympathy (Massive Attack), Go (Moby), notamment. L'apogée est atteint avec l'interprétation de Windowlicker (Aphex Twin), à tel point réussie qu'on y verrait volontiers un hommage à ce qui constitue l'un des chefs-d'oeuvre de l'électro. Du magma de sons pornographiques du morceau original, Maxence Cyrin a extirpé la mélodie pour la sublimer en une balade touchante. Plus qu'interpréter des classiques, le pianiste les consacre comme tels, en les transposant dans un son "noble" et intemporel.
Ecouter l'album
Myspace

Le dernier album de Coldplay bientôt "dans les bacs"

Viva La Vida Or Death And All His Friends, 5ème album du groupe de Chris Martin et sa bande, sera disponible dès le 16 juin. En avant première, le non moins anglais magazine NME gratifie la galette d'un joli 8/10. On attend de voir, d'ici là voici déjà la tracklist :

1. Life In Technicolor
2. Cemeteries Of London
3. Lost!
4. 42
5. Lovers In Japan / Reign Of Love
6. Yes!
7. Viva La Vida
8. Violet Hill
9. Strawberry Swing
10. Death And All His Friends

mardi 3 juin 2008

Décès de Bo Diddley

Bo Diddley, un des pionniers et inspirateurs du rock'n'roll, est décédé hier à l'âge de 79 ans. Il avait déjà subi, en 2007, plusieurs problèmes cardiaques. Muse notamment des Rolling Stones et des Kinks, on lui doit le riff le plus mondialement connu du rock'n'roll, dans le morceau I'm a Man.

Un nouveau départ

Sur les cendres jamais éteintes de Music-Report.be, voici un tout nouveau blog sur ce qui se fait de mieux en matière musicale. L'objectif : partager des découvertes - toujours avec une subjectivité d'extrême mauvaise foi - et vous informer au moyen de news pas toujours intéressantes mais que nous jugeons indispensables. Si ce blog rencontre quelque succès, il n'est pas impensable qu'il puisse devenir l'auxiliaire d'un -vrai- nouveau site. Invitez donc tous vos amis, collègues et voisins à venir jeter un coup d'oeil, spamez les boîtes mail ou créez l'événement sur Facebook, mais démerdez-vous pour annoncer la bonne nouvelle : Music-Report est René.